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Cameroun : le MRC exige la « libération immédiate » de ses militants arrêtés dans le Sud

Dans une série de publications, le secrétaire national à la communication du Mouvement pour la renaissance du Cameroun exprime la…

administrative, (…) suivi des arrestations brutales et arbitraires et de la séquestration de ses militants », peut-on lire dans une communication du parti en date du 28 août dernier. Les militants arrêtés et gardés s’ajoutent à ceux qui, depuis 2021, sont incarcérés dans plusieurs prisons du pays. Ils ont été condamnés à des peines de prison dans le cadre des manifestations du 22 septembre 2020. Dans un communiqué récent, le président du parti, Maurice Kamto, appelait ses militants et sympathisants à contribuer pour relever la trésorerie du parti en difficulté en raison de la prise en charge de ces détenus. S’y ajoutent aussi, les préparatifs du troisième congrès ordinaire qui s’annonce. Cameroun,MRC,Sangmélima,Région du Sud,Violence,Militants du MRC Des militants du MRC arrêtés dans le Sud

Dans une série de publications, le secrétaire national à la communication du Mouvement pour la renaissance du Cameroun exprime la colère de sa formation politique.

 

Le climat est tendu entre le Mouvement pour la renaissance du Cameroun et les autorités administratives et sécuritaires de la région du Sud. Pour cause, « depuis quatre jours, les militants du parti politique camerounais MRC (…) du Dja et Lobo restent séquestrés (…) les négociations sont en cours », déplore Joseph Emmanuel Ateba, secrétaire à la communication du parti d’opposition.

Bien avant cette publication, le cadre du parti a partagé le post de Me Christiane Mbomo Ntimbane soutenant le MRC suite à l’arrestation de ses militants. Dans cette publication, l’auteur demande de libérer « immédiatement Pierre Weubassi, communal MRC du Dja et Lobo ». « Ça suffit comme ça », s’exclame-t-il. Selon l’avocat, le préfet du Dja et Lobo n’a  » aucun pouvoir de décision politique à Sangmélima. Ce sont les élites Rdpc (Rassemblement démocratique du peuple camerounais) vomis par les populations qui dictent la loi et ce sont elles qui interdisent au MRC de mener ses activités à Sangmélima ». Pourtant, poursuit-il, « les populations de Sangmélima sont libres d’adhérer au parti de leur choix ».

Ces réclamations et bien d’autres se succèdent pour faire pression sur les autorités qui ont procédé à l’arrestations des militants du MRC le samedi 26 août 2023. Les membres de la formation politique que dirige Maurice Kamto ont reçu la visite musclée des forces de sécurité alors qu’il tenait un rassemblement dans le domicile du responsable communal du parti à Sangmélima. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre du renouvellement des instances de base du parti. Les dirigeants du mouvement affirment avoir tenu informé le gouverneur Felix Nguele Nguele de leur rassemblement avant la date prévue.

Mais, cela n’a pas empêché le préfet et ses collaborateurs d’envoyer les policiers pour « interrompre » les travaux du parti. Le MRC a ainsi été « empêché d’organiser le renouvellement de ses organes (…) sous fond de violence policière et de discrimination administrative, (…) suivi des arrestations brutales et arbitraires et de la séquestration de ses militants », peut-on lire dans une communication du parti en date du 28 août dernier.

Les militants arrêtés et gardés s’ajoutent à ceux qui, depuis 2021, sont incarcérés dans plusieurs prisons du pays. Ils ont été condamnés à des peines de prison dans le cadre des manifestations du 22 septembre 2020. Dans un communiqué récent, le président du parti, Maurice Kamto, appelait ses militants et sympathisants à contribuer pour relever la trésorerie du parti en difficulté en raison de la prise en charge de ces détenus. S’y ajoutent aussi, les préparatifs du troisième convention ordinaire prévue les samedi 9 et dimanche 10 décembre 2023 au Palais des congrès de Yaoundé.

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