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Cameroun : les patriarches Betis condamnent des atteintes à la mémoire de Clément Atangana

Par l’entremise de la Fédération d’associations de patriarcat traditionnel béti du Cameroun, ils appellent à mettre fin aux propos haineux,…

Par l’entremise de la Fédération d’associations de patriarcat traditionnel béti du Cameroun, ils appellent à mettre fin aux propos haineux, diffamatoires, tribalistes contre le président du Conseil constitutionnel décédé, mettant ainsi en garde leurs auteurs.

Suite au décès survenu le 04 octobre 2026 des suites de maladie en France du président du Conseil constitutionnel, Clément Atangana, chef traditionnel et président de la Fédération d’associations de patriarcat traditionnel beti, sa mémoire est au centre des discours. Autant elle est couvertes d’honneurs, d’hommages issus de toutes parts, autant la personnalité du défunt suscite de vives critiques et de propos jugés haineux, diffamatoires ou tribalistes par des patriarches beti.

Dans une déclaration en date du 07 octobre, ces derniers constatent la publication des commentaires méprisants, offensants, empreints de considérations tribalistes contre Sa Majesté Clément Atangana. Ils refusent que des atteintes soient portées à la mémoire de ce dernier, surtout en ce temps de deuil qui impose une posture de « recueillement, dignité et respect ». Et qui est hostile à toute tendance à la haine tribale, à l’humiliation ou au dénigrement.

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Face à ce comportement « grave et indigne », ils adressent une mise en garde solennelle contre tous ceux qui transforment le décès de leur président « en un instrument de provocation, de stigmatisation ou de confrontation entre communauté ». Gardant leur sang-froid, les patriarches se gardent, disent-ils, de répondre « au mépris par le mépris et à la provocation par la provocation ».

Mais, ils se réservent le droit de recourir aux voies appropriées pour faire respecter la dignité et la mémoire de leur président. En plus, prônant la paix et le vivre ensemble, ils appellent les fils et les filles du Cameroun à la retenue. Non sans relever que des propos décrits se présentent comme une faiblesse et un manque de respect de la part d’une certaine communauté dont ils gardent le nom.

Ainsi se posent encore les problématiques de tribalisme, de vivre ensemble, et de discours haineux au Cameroun. La situation qui, de temps à autre tend à opposer des communautés, peut dégénérer un jour ou l’autre si des mesures appropriées ne sont pas prises. Des initiatives prises ainsi que des actions engagées par différents acteurs pour lutter contre ces dérives et préserver la paix sociale et l’harmonie entre les communautés méritent d’être accentuées.

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