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Départ du Général Tchemo : Opportunité ou vide au sommet de l’armée ?

Par décret présidentiel lu le 28 juillet 2026, le Général de division Hector Marie Tchemo, Major général à l’État-major des…

Par décret présidentiel lu le 28 juillet 2026, le Général de division Hector Marie Tchemo, Major général à l’État-major des Armées, a été admis en deuxième section. Une décision qui interroge. Alors que le Chef d’État-major des Armées est souffrant et absent de toutes les dernières cérémonies au ministère de la Défense, c’est justement son adjoint qui quitte le poste. À quel moment et pourquoi ?

Coup de théâtre à l’État-major. Le Général de division Hector Marie Tchemo vient d’être admis en deuxième section. L’information, publiée par le poste national de la CRTV à 20h le 28 juillet 2026 est laconique. Mais sa portée politique et militaire est loin de l’être.
Quel est le rôle du Major général ?
Dans l’organigramme des Armées, le Major général est le numéro 2 de l’État-major des armées. Il coordonne l’administration, supervise le fonctionnement quotidien et, surtout, représente le Chef d’État-major des Armées en son absence. C’est l’homme de continuité, le garant de la chaîne de commandement.

Or, depuis plusieurs mois, le Chef d’État-major des Armées est malade. Il a brillé par son absence lors des dernières cérémonies officielles au ministère de la Défense. Dans les faits, c’est donc le Général Tchemo qui tenait la barre, qui représentait l’institution.
C’est précisément à ce moment-là qu’il est mis en retraite.
L’opportunité de la décision fait débat.
D’un côté, l’admission en deuxième section répond à des règles statutaires d’âge et d’ancienneté. De l’autre, le timing surprend. Partir du Major général quand le CEMA est lui-même indisponible, c’est prendre le risque de créer un vide au sommet. Qui assurera l’intérim ? Qui signera ? Qui représentera l’armée lors des prochaines grandes échéances ?

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Certains y voient une volonté de renouvellement et de reprise en main. D’autres s’inquiètent d’une décision précipitée qui affaiblit le pilotage au moment où les défis sécuritaires restent majeurs : Boko Haram au Nord, groupes armés au NOSO, et contexte sous-régional tendu.

Le pouvoir a choisi. Le décret est signé. Reste maintenant à nommer vite un successeur crédible pour éviter que l’absence du chef ne se double de l’absence de son adjoint.
Car dans l’armée comme en politique, un vide ne reste jamais vide longtemps.

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