L’Agence de Promotion des Investissements (API), et l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), ont restitué ce 9 juin 2026 les résultats de l’enquête sur les investissements directs étrangers (IDE) au Cameroun.
Les entreprises à capitaux étrangers ont en projet de réinvestir près d’un milliard de dollars au Cameroun, soit environ 94 682 921 200 FCFA. C’est l’une des conclusions de l’Enquête de suivi et d’accompagnement des investisseurs (IMSS) mené entre 2023 et 2025. Les résultats de cette enquête ont été rendus publics ce jour à Yaoundé. Dans son allocution, le chef de l’Unité des Investissements durables et des Entreprises responsables à l’ONUDI, Stefan Kratzsch, a dressé un bilan positif des investisseurs étrangers déjà établis au Cameroun.
Il révèle que les entreprises étrangères consultées au cours de l’étude entendent réinvestir près de 167 millions de dollars dans les années à venir. « Ces investisseurs actifs représentent un acquis stratégique majeur pour l’économie nationale », déclare-t-il. Par ailleurs, le principal défi à relever désormais est de renforcer la coordination gouvernementale afin de mettre en place des mécanismes d’accompagnement efficaces. « L’objectif est d’aider ces entreprises à concrétiser leurs futurs plans d’investissement pour stimuler l’emploi, l’économie et la prospérité de la population », poursuit le fonctionnaire onusien.
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Le directeur général de l’API, Donatus Shinwinsoh Boma fait savoir que la phase pilote de cette enquête a été menée auprès d’un échantillon de 75 entreprises. L’enjeu majeur de cette restitution, note-t-il, est d’offrir aux décideurs politiques une cartographie précise des difficultés des entreprises afin de passer d’une logique de simple « attraction » à une logique d’ « aftercare ». Suite à la requête évoquée par l’ONUDI, le DG de l’API exhorte le gouvernement à soutenir les investisseurs déjà installés en levant les freins liés à l’exportation de leurs excédents de production. « On peut accompagner ces entreprises-là à mieux orienter la structure d’exportation de telle manière que vraiment l’excédent qui est produit puisse être exporté et puisse gagner beaucoup plus d’argent pour le pays », ajoute Donatus Shinwinsoh Boma.
D’après les statistiques issues de l’Etude, les investisseurs européens représentent 42,7 % des entreprises profilées et 44,6 % de l’emploi. Les investisseurs asiatiques représentent 33,3 % des entreprises et 33,6 % de l’emploi. Les investisseurs régionaux africains représentent moins d’entreprises mais une part non négligeable de l’emploi.




