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Importations depuis le Golfe : une facture volatile mais structurellement en hausse

Moyenne annuelle de 45 milliards FCFA (2010-2019), chute de -60 % en 2020, rebond jusqu’à 236,9 milliards en 2023, puis…

Moyenne annuelle de 45 milliards FCFA (2010-2019), chute de -60 % en 2020, rebond jusqu’à 236,9 milliards en 2023, puis repli à 182,7 milliards en 2024 (-22,9 %).

Après une décennie de relative stabilité, les importations en provenance de l’Iran et des pays du Golfe ont changé d’échelle. D’après l’Institut National de la Statistique, entre 2010 et 2019, la dépense se maintenait autour de 45 milliards de FCFA par an, traduisant des flux réguliers sans à-coups majeurs. La rupture intervient en 2020 : sous l’effet des perturbations logistiques et de la contraction de la demande liées à la pandémie de COVID-19, la facture chute de 60 % en un an.
Le repli est de courte durée. Dès 2021, la reprise s’installe et s’amplifie, portée par le redémarrage des échanges et la hausse des besoins en intrants importés. La dynamique culmine en 2023, avec un pic à 236,9 milliards de FCFA, niveau inédit sur la période observée. Cette accélération reflète à la fois un rattrapage post-crise et un renforcement des dépendances à certains produits stratégiques.
En 2024, un ajustement s’opère : les importations reculent de 22,9 % pour s’établir à 182,7 milliards de FCFA. Ce reflux, sans effacer la tendance haussière de fond, suggère un rééquilibrage des volumes et des prix. À moyen terme, la volatilité récente invite à diversifier les sources d’approvisionnement et à mieux amortir les chocs externes.

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