Le président du Social Democratic Front, Joshua Osih et la présidente de l’Union démocratique du Cameroun, Patricia Tomaïno Ndam Njoya, militent pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants du Cameroun.
À l’occasion de la Journée mondiale des enseignants célébrée le 5 octobre 2026 sous le thème « Aux côtés du personnel enseignant : 60 ans à protéger la profession, promouvoir la condition enseignante et façonner nos futurs », les réactions se sont multipliées au Cameroun. Deux voix de l’opposition ont marqué la journée par des déclarations distinctes, mais avec un même appel : la revalorisation du métier d’enseignant.
Pour Joshua Osih, le courage des enseignants est une lumière. Le leader du SDF rend un hommage appuyé aux enseignants exerçant dans les zones difficiles. Il cite notamment l’île de Manoka, le Grand-Nord touché par les inondations, ainsi que les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en crise. « À toutes celles et ceux qui continuent d’enseigner malgré le danger, parfois au péril de leur vie, j’adresse ma reconnaissance et mon respect ». Pour Joshua Osih, garantir des conditions dignes et une juste rémunération n’est pas une dépense, mais « un choix stratégique pour le pays ». Il plaide pour une revalorisation ambitieuse du statut de l’enseignant, de la maternelle au supérieur.
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Pour sa part, l’Union démocratique du Cameroun (UDC) remet sur la table la problématique de la dette de 17 milliards réglée en partie et l’exigence d’un Forum national de l’éducation. La présidente nationale du parti a publié une longue déclaration lundi. Par sa voix, le parti rappelle que le métier d’enseignant ne doit pas être « clochardisé » et alerte sur la fuite vers l’étranger des enseignants formés au Cameroun.
L’UDC soutient deux fronts de revendications. Au supérieur, il s’agit de la grève du Syndicat national des enseignants du supérieur (SYNES) lancée depuis le 03 septembre. Les enseignants des universités d’Etat revendiquent le paiement du reliquat de la dette académique, estimé à 9,66 milliards FCFA sur un total de 16 à 17 milliards, après un premier versement de 7,294 milliards par le gouvernement. Au secondaire et à l’éducation de base, les seigneurs de la craie revendiquent dans le cadre du Collectif des organisations d’enseignants du Cameroun (Corec) et des mouvements OTS-OTA, d’autres avantages. Il s’agit en l’occurrence de l’application d’un statut particulier revalorisé, du plafonnement de l’indice bloqué vers 40 ans, du paiement des arriérés et de la tenue d’un Forum national de l’Education.
Au regard de ces revendications que les enseignants eux-mêmes mettent en avant, et qui reflètent les manquements auxquels ils font face, l’UDC rappelle l’une de ses propositions en leur faveur. Le parti remet sur la table sa proposition de loi de juin 2026 visant une gouvernance plus démocratique des universités avec des recteurs et doyens élus.
A l’heure où l’Unesco annonce un déficit mondial de 44 millions d’enseignants d’ici 2030, la condition enseignante reste au cœur du débat sur l’avenir de l’école camerounaise.




