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Manu Atna Njock aurait pu être électrotechnicien

Avec son groupe multiculturel, le Zekhul il se produit sur scènes à Montréal-Canada et à l'étranger Avec son nouvel album…

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Avec son groupe multiculturel, le Zekhul il se produit sur scènes à Montréal-Canada et à l’étranger

Avec son nouvel album «I BOLO» sorti en avril 2011 dernier, Manu Njock Atna, était aux côtés du grand Manu, parrain du 25ième Festival Nuits d’Afrique à Montréal. Ils ont valablement représenté le Cameroun au Canada. Le plus jeune Manu Atna est un habitué de la scène québécoise et canadienne en générale. De Montréal à Winnipeg, au Canada, il tient sa guitare et son Nku’u qui est pratiquement comme sa bible, a-t-il coutume de le dire. Entre deux festivals, le programme de culture à l’école et le Bolbo’art, Manu a enfin commis son album «I BOLO» sorti en avril dernier pour le plaisir de tous ses mélomanes.

S’il n’avait pas été artiste, Manu Njock Atna aurait pu exercer comme électrotechnicien. En effet, c’est en 1995, alors qu’il est en deuxième année de sa formation au Cegep Sainte-Thérése, au Québec que Manu, explose après un passage à la télévision, se souvient-il. Au cours des jours à venir, il se voit convoqué par son enseignant qui lui demande de faire un choix entre ses études et sa passion, il ne rechigne pas sur le penchant de son c ur. C’est le dernier qui prévaut. C’est donc passionnément que cet amateur du NKuu (Tam-tam messager bantou) s’engage sur la voix qui lui était destinée; la musique.

Manu est né dans une famille de musiciens. C’est à l’occasion d’un voyage au Canada, il y a quarante années, que le jeune Atna Jean Emmanuel Njock, de son vrai nom, vient au monde à Sainte-Foy, dans la capitale du Québec. Dans le souci de bercer l’enfant des réalités de sa culture bantoue, Manu, à peine cinq mois, doit retourner au Cameroun. Auprès de ses grands parents, il se ressourcera à la culture des Basàa dont il est issu. Il sera ensuite initié et influencé par tous les courants culturels dont est riche le Cameroun, pays aux plus de 200 tribus. C’est à juste titre que Manu dit qu’il parle toutes les langues du terroir avec les instruments.

Manu Njock Atna
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Artiste multi-instrumentiste, Manu est un touche-à-tout. Guitare, balafon, Nkuu (téléphone africain), tambour. Ces instruments n’ont plus de secrets pour lui. C’est sans doute pourquoi, il réclame le titre de maître et initié. Dès son retour au Québec en 1990, il fonde le premier groupe multiculturel; le ZEKHUL avec qui il se produira sur scènes à Montréal, Québec, Canada et à l’étranger. A partir de 1999, grâce au programme «culture école», du ministère de la culture et des communications (MCC) et du ministère de l’éducation du Québec (MEQ), Manu intégrera la dimension culturelle à la mission éducative de l’école afin de permettre aux jeunes élèves de développer chez ceux-ci la créativité et l’imagination. Ce n’est pas tout, le Bolbo’art, verra le jour, cet atelier dont le but est de donner les cours, des formations, conférences et ateliers sur les rythmes et les musiques dont il détient les secrets. Avec I-BOLO, Manu entame une autre aventure de sa carrière pour laquelle, nous lui souhaitons plein succès!

La pochette de son dernier album
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