Saint-Eloi Bidoung, ancien militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), présente le président Paul Biya comme celui qui veut rester au pouvoir à vie. Dans une tribune, il relève ce que ça coûte au peuple d’avoir un seul président depuis 43 ans déjà. Lire la tribune…
»La candidature du Président Biya à l’Élection présidentielle du 12 octobre 2025 était déjà un indicateur majeur de son intention de rester au pouvoir pour toujours. Quarante-trois ans après son accession au pouvoir, 93 ans d’âge, 64 de haute Administration, donc 43 comme chef de l’État. Sa longévité au pouvoir grène un chapelet de récriminations long à égrainé.
Toujours pas assez de route margé les efforts remarquables et remarqués du Ministre Nganou Djoumessi, pas d’eau, pas d’électricité, pas d’emploi, pas de logement, pas d’aspirine dans les hôpitaux pour tous. Le message de l’homme Lion est assez clair à l’endroit du peuple : « JE ME NGANBA ICI A ETOUDI JUSQU’A CE QUE LA MORT NOUS SEPARE ».
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
De 1982 à 2025, les Etats-Unis d’Amérique ont eu huit présidents de la République. Nous n’avons eu qu’un seul et c’est lui qui a été reconduit en 2025, c’est lui qui doit rester bon gré malgré, (peu importe notre volonté ou notre force). C’est encore lui qui devra nous gérer, nous conduire, nous piloter pendant les quatorze prochaines années ; peu importe le mode d’atterrissage (forcé ou en douceur). Ne me cherchez surtout pas, je répète seulement ce que nous entendons depuis quelques semaines même dans les veillées funèbres.
Pendant les derniers quarante-trois ans, la République française, dont nous sommes le « meilleur élève » en matière de démocratie, a été présidée par cinq chefs différents (certains ont doublé leurs mandats). Au Cameroun, les enfants qui sont nés en 1982, sont au chômage depuis vingt-ans avec des licences en poches.
Pour ceux : qui avaient trouver du travail, ils auront la particularité d’aller en retraite (50, 55 ou 60) après n’avoir connu qu’un seul président de la République dès leurs naissances, pendant toutes leurs études et toutes leurs périodes d’activités. Pardonnez-moi, ce n’est qu’un constat fait par le plus mauvais élève de l’école de la dictature. Ne faites pas attention à ce que je dis.
Nos amis les allemands ne se souviennent même plus de certains chanceliers et chefs d’Etat qu’ils aient eu au cours de la période 1982-2025. Même Angela Meckel la célèbre chancelière est sortie de la mémoire quotidienne des berlinois et l’Allemagne continue. Les laudateurs de celui qu’un de ses camarades du parti a baptisé, au cours d’un récent débat dans une télévision de la capitale, « Le père de la Nation nous assènent qu’il est le seul bon choix ; celui sans qui le Cameroun disparaîtrait de la carte du monde ».
Beaucoup d’enseignant ont rejoint la révélation d’un éminent enseignant de droit décédé il y a quelques mois des suites de cécité et presbytie politique. Le très respecté juriste, qui déclara à propos de la politique du « Renouveau national » pendant ce que l’on appelé les « années de braises » aux premières heures de la démocratisation : « La Perestroïka de Mikhaïl Gorbatchev en URSS a été calquée sur la politique de Renouveau national de Paul Biya au Cameroun » Cela provoqua des applaudissements à vous réveiller tout un cimetière. La Russie, qui est issue de cette révolution surhumaine et planétaire de « l’homme du 06 novembre 1982 » a déjà eu six élections présidentielles libres et transparentes qui ont permis des successions de présidents à la tête de la République de Russie.
Même la redoutable Chine connue, pour ses négligences dans le respect des libertés politiques et les droits de l’homme a changé des chefs d’Etat (ou de ce qui en tient lieu) six fois en quarante-trois ans. Alors que nous sommes très liés en commerce et en affaire, elle refuse de nous donner le code qui libère l’alternance à la tête de l’État.
Des âmes bien pensantes, peinées par toutes ces prières que l’on adresse au « spiritus sanctus » pour la candidature de Paul Biya en 2032 ; proposent aux âmes peu et mal-pensantes, en divagation, en déperdition, en agonie spirituelle ; et qui assurent « sa sainteté, sa majesté, son éminence, son excellence Paul Biya, guide de lumières ; de sa réélection pour éternité au pouvoir.
J’espère que Vous ne direz plus, que je n’ai pas une bonne mémoire. Saint-Eloi Bidoung, un Esprit simple dans une âme libre, propose qu’on fasse venir le Pape au Cameroun, dans le but d’acquérir des leçons de catéchèse de l’alternance auprès du « sacré collège de Cardinaux au Vatican ». A mon avis ce qui n’est pas d’ailleurs une mauvaise idée. My God Please bless me. »




