Selon une note de l’Institut National de la Statistique, les échanges entre le Cameroun, l’Iran et les États arabes du Golfe restent marqués par un déséquilibre structurel, accentué par les tensions géopolitiques récentes.
Le Cameroun demeure un importateur net dans ses relations commerciales avec l’Iran et les pays arabes du Golfe. D’après une note de l’Institut National de la Statistique, la balance commerciale avec ces partenaires affiche un déficit structurel persistant. En 2024, celui-ci s’établit à 156,7 milliards de FCFA, en recul après le pic de 231,58 milliards enregistré en 2023.
Cette dépendance s’inscrit dans un contexte international sous tension. Depuis le 28 février 2026, une offensive militaire conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a entraîné une riposte de Téhéran visant à la fois Israël et plusieurs États du Golfe, dont l’Arabie saoudite, le Qatar, Oman, le Koweït, Bahreïn et surtout les Émirats arabes unis. Cette escalade, concentrée au Moyen-Orient, pèse sur les équilibres économiques mondiaux.
Pour le Cameroun, les premiers canaux de transmission identifiés concernent la hausse des prix des produits pétroliers et l’augmentation des coûts du transport maritime. À ce stade, l’ampleur des effets directs et indirects reste difficile à mesurer, mais les pressions inflationnistes pourraient s’intensifier.
La note de l’Institut National de la Statistique examine ces dynamiques à travers deux prismes. D’une part, elle analyse le poids des échanges commerciaux avec les États du Golfe, en détaillant la valeur et la nature des flux, largement dominés par les importations d’hydrocarbures et de produits dérivés. D’autre part, elle s’intéresse aux transferts de fonds en provenance du Moyen-Orient, une source non négligeable de devises pour l’économie camerounaise.
Dans un environnement international incertain, la persistance du déficit commercial souligne la vulnérabilité du Cameroun aux chocs externes et relance la question de la diversification de ses partenaires et de son appareil productif.
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