Réunis à Brazzaville depuis le 10 juin 2026, les experts du Comité Inter-États de l’Union économique de l’Afrique centrale préparent la 45e session ordinaire du Conseil des ministres de l’UEAC.
Au cœur des débats : la soutenabilité financière de la CEMAC, l’accélération des réformes communautaires et le renforcement de l’intégration régionale.
Brazzaville accueille depuis le 10 juin 2026 les travaux du Comité Inter-États de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC), étape préparatoire à la 45e session ordinaire du Conseil des ministres prévue le 13 juin prochain. Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par les incertitudes économiques mondiales et les défis persistants auxquels fait face la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
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L’ouverture des assises a été marquée par l’exécution de l’hymne communautaire, symbole de l’unité régionale, suivie des interventions des principaux responsables de l’organisation. Représentant le président de la Commission de la CEMAC, le vice-président Charles Assamba Ongodo a appelé les États membres à renforcer leur solidarité face aux conséquences des crises internationales et à poursuivre les réformes engagées pour consolider l’intégration régionale.
Il a notamment attiré l’attention sur la fragilité financière de la Communauté. Selon lui, la forte dépendance du budget communautaire à la Taxe communautaire d’intégration (TCI) et les difficultés de recouvrement des contributions alimentent d’importantes tensions de trésorerie, avec des répercussions sur le fonctionnement des institutions.
Prenant la parole à son tour, le président du Comité Inter-États, Éric Mbendé, a insisté sur la responsabilité des experts chargés d’examiner les dossiers soumis à leur appréciation. Gouvernance financière, tourisme, télécommunications, politique minière, sécurité aérienne et modernisation des systèmes statistiques figurent parmi les principaux sujets à l’ordre du jour.
Les recommandations issues de ces travaux serviront de base aux décisions attendues lors du Conseil des ministres de l’UEAC. À Brazzaville, l’ambition affichée reste la même : donner un nouvel élan à l’intégration sous-régionale et répondre aux attentes croissantes des populations en matière de développement et de croissance inclusive.



