Le 10 mars 2026, les députés et sénateurs retrouvent les hémicycles pour le début d’une session parlementaire très attendue, tant l’actualité sur d’importants sujets de la vie des institutions suscite des interrogations.
Les oreilles et les esprits sont d’ores et déjà tournés vers l’Assemblée nationale et le Sénat où la première session ordinaire de l’année législative s’ouvre le mardi 10 mars 2026 respectivement à 11 heures et à 16 heures. Le calendrier des sessions parlementaires prévues par les textes en vigueur ne donne à cette session aucune particularité par rapport aux précédentes tenues au mois de mars. Cependant, dans l’actualité autour de la vie des institutions de la République, trois sujets retiennent l’attention. Ils nourrissent des interrogations au sein de l’opinion faisant de cette session parlementaire, l’une des plus attendues.
D’abord, l’actualité relative à la vie politique de la nation met en avant les prochaines élections législatives et municipales attendues depuis fin 2025 et dont le chef de l’État a annoncé le report en février dernier. Le mandat prorogé des députés finissant le 30 mars et celui des Conseillers municipaux le 31 mai, il revient aux députés eux-mêmes d’adopter une loi pour proroger leur mandat. Le décret présidentiel prorogeant le mandat des conseillers municipaux qui s’en suivra, tiendra compte des échéances de cette loi pour harmoniser au final la date des élections le moment venu. A la veille de l’ouverture de la session, la question relative à la date des élections demeure. Tout comme celle qui concerne la révision de la constitution dont la rumeur est déjà répandue.
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Ensuite, durant ces dernières semaines, l’actualité en perspective liée à une nouvelle révision de la Constitution du 18 janvier 1996 anime les débats, tant elle soulève des questionnements. Pour quelle raison non opportuniste la loi fondamentale sera-t-elle révisée ? Pour quelle raison la révision par voie parlementaire est privilégiée plutôt que la révision par voie référendaire ? Qu’est-ce qui va changer ? Ce sont entre autres questions qui sont sans réponse. En attendant que le texte soit soumis au parlement et porté à l’attention du public, certains éléments non authentifiés échappent déjà à la confidentialité. La nouvelle Constitution créerait le poste de vice-président de la République, organiserait le pays en deux grandes zones culturelles. Il reste à déterminer si la modification entrainera un nouveau découpage administratif.
Enfin, un nouveau découpage administratif annoncé à la suite de l’élection présidentielle d’octobre 2026 reste attendu au Cameroun. L’attente née des instructions données aux chefs d’unités administratives par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, suscite aussi des interrogations. Ce sont par exemple combien de régions aura le Cameroun, combien de départements ou arrondissements ? Certaines réponses pourront alors être contenues dans l’éventuelle révision constitutionnelle. Des réponses qui pourront aussi influencer l’organisation des prochaines élections législatives et municipales. L’arrimage des sièges aux nouvelles circonscriptions obligera.
En somme, annoncée plutôt laborieuse pour les parlementaires et décisive pour le nouveau septennat, la session de mars 2026 n’accorderait pas toute l’importance au renouvellement des bureaux. Les bureaux d’âge des deux chambres, après l’ouverture de la session, conduiront sans tarder soit la reconduction des mêmes personnalités, soit le remplacement de celles décédées. Ils laisseront ainsi la place au vote des lois et sans doute au contrôle de l’action gouvernementale.



