Réunie avec les grandes institutions financières internationales, la BEAC a défendu à Washington une ligne de fermeté et de réformes pour consolider la résilience de la CEMAC dans un contexte global incertain.
La Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) s’est invitée au cœur des débats économiques mondiaux lors des Réunions de printemps 2026 du FMI et de la Banque mondiale, tenues du 13 au 17 avril à Washington. Conduite par son gouverneur, Yvon Sana Bangui, la délégation a porté la voix d’une sous-région en quête de stabilité durable, à l’heure où les tensions géopolitiques et les chocs énergétiques redessinent les équilibres économiques.
Au centre des échanges : inflation persistante, accès au financement et vulnérabilité des économies face aux crises externes, notamment celles liées au conflit au Moyen-Orient. Les discussions ont également insisté sur l’urgence d’accélérer les réformes structurelles pour stimuler l’investissement privé, créer des emplois et soutenir une croissance inclusive.
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Face aux responsables du FMI et de la Banque mondiale, la BEAC a mis en avant les progrès enregistrés dans la CEMAC. Poursuite des programmes avec le FMI, amélioration de la production statistique, renforcement de la supervision bancaire via la COBAC, application plus rigoureuse de la réglementation des changes : autant de signaux destinés à rassurer les partenaires.
Le gouverneur a réaffirmé l’engagement des États à appliquer les décisions issues du sommet extraordinaire de janvier 2026 à Brazzaville, pierre angulaire du redressement régional. La consolidation du rôle de la BDEAC et les avancées en matière d’inclusion financière et de digitalisation figurent également parmi les priorités.
En marge des réunions, la BEAC a multiplié les échanges avec des acteurs bancaires internationaux et des partenaires techniques, abordant des projets concrets de coopération. Sur le dossier sensible des fonds de restauration des sites extractifs, l’institution a clarifié sa position : les négociations se poursuivront au niveau bilatéral, avec un appui technique de la banque centrale, tout en préservant son immunité d’exécution.
Dans un environnement mondial instable, la BEAC entend ainsi consolider son rôle de garant de la stabilité financière sous-régionale, tout en renforçant la crédibilité économique de la CEMAC.



