Le président national de l’Organisation du mouvement patriotique (OMP) dénonce la violation de la Constitution dans la procédure en cours visant à proroger le mandat des députés jusqu’au 20 décembre 2026.
Le président de la République du Cameroun a introduit à l’Assemblée nationale le 19 mars 2026 un projet de loi portant prorogation du mandat des députés du 31 mars jusqu’au 20 décembre 2026. L’exposé des motifs de ce projet de loi indique que ladite prorogation se fonde sur l’article 15 (4) de la Constitution du 18 janvier 1996. Le lendemain, Léon Theiller Oanana en qualité de président de l’OMP a rendu publique une sortie dans laquelle il s’indigne du fait que le président Paul Biya »abuse des dispositions de l’article 15(4) de la Constitution pour maintenir en fonction des députés dénués de légitimité populaire ’’. Alors qu’il a juré le 06 novembre 2025 de protéger la Constitution.
L’ancien militant du Rdpc qui a tenté de challenger le président Paul Biya à la présidentielle du 12 octobre 2025 soutient que l’article 15(4) ne saurait être une source de prorogations illimitées. Cet article ayant déjà été invoqué pour une première prorogation du mandat des députés en juillet 2024. Pour lui, à l’expiration du mandat prorogé des députés le 30 mars 2026, il est impératif d’organiser les élections législatives avant toute autre démarche. Ces élections qui renouvellent la chambre entière donnent aussi à ses membres la légitimité de voter des lois. En l’absence des élections, Léon Theiller Onana pense que l’exécutif, en convoquant l’article 15(4) de la Constitution, viole l’esprit et la lettre de la loi fondamentale.
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L’opposant rappelle que la légalité républicaine oblige le président de la République à respecter strictement le calendrier électoral qui prévoit la tenue des législatives au plus tard au mois de juin 2026. Par conséquent, proroger le mandat jusqu’au 20 décembre 2026 »est une usurpation de la souveraineté du peuple camerounais’’, soutient-il en insistant sur le respect des règles établies plutôt que des arrangements de circonstances visant à conserver le pouvoir.



