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Cameroun : Cabral Libii clarifie sa position sur la démission des députés opposés à la prorogation du mandat

Dans la publication faite ce jeudi 26 mars, lendemain de la promulgation de la loi portant prorogation du mandat des…

Dans la publication faite ce jeudi 26 mars, lendemain de la promulgation de la loi portant prorogation du mandat des députés à l’Assemblée nationale, le député Cabral Libii soutient la renonciation aux indemnités par les députés opposés plutôt que la démission. Lire la publication du président national du PCRN.

 »Contre la prorogation : faut-il démissionner ou pas ?

L’adoption de la loi sur la prorogation du mandat des Députés a donné lieu dans l’espace public à un débat sur la démission des Députés formellement opposés à ladite prorogation.

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C’est le lieu de rappeler que, des débats qu’il y a eu à l’Assemblée Nationale, que ce soit en commission ou en plénière, il s’est dégagé principalement quatre positions :

(1)- ceux qui estimaient qu’en débattre même était inutile compte tenu du fait que la concomitance annuelle des scrutins majeurs a provoqué systématiquement depuis 2007 l’ajournement des Législatives et des Municipales et donc, que la prorogation n’était une surprise pour personne avec le même ordre gouvernant, et qu’il fallait simplement liquider cette formalité qui avait pour mérite toutefois d’indiquer de façon plus précise la période électorale en 2027 ;

(2)- ceux qui étaient formellement favorables à la prorogation et qui estimaient même que le délai de prorogation était court;

(3)- ceux qui étaient formellement opposés à la prorogation au nom du respect strict de la loi et en contestation de l’accaparement du calendrier électoral par le pouvoir ;

(4)- ceux qui bien que n’étant ni formellement opposés, ni formellement favorables à la prorogation, trouvaient néanmoins que les justifications et prétextes qui y faisaient cortège, manquaient de pertinence et servaient de parure à des manœuvres politiques du pouvoir. Car, les élections disaient-ils, avaient bel et bien été budgétisées dans la Loi de finances de 2026.

Mais la vraie question, au delà des opinions ou positions exprimées par les différents Députés notamment lors de la plénière d’adoption dont les images circulent dans les médias, est : Y a-t-il eu vote ?

Si cela a été le cas, comme lors du vote du Bureau :

a- avons-nous des images de mains levées à côté de mains baissées (puisqu’à l’Assemblée Nationale, les urnes ne sont utilisées que pour l’élection du Bureau et la votation des lois se fait uniquement à mains levées) ?

b- Avons-nous des archives visuelles, manuscrites ou numériques indiquant combien de Députés après les débats ont voté pour, et combien ont voté contre?

c- Ceux qui affirment ici et là que tel Député a voté pour et tel autre a voté contre, peuvent-ils seulement dire quel était le résultat global du vote?

Si la réponse est NON à toutes ces questions, alors il faut se demander POURQUOI ? Alors même que le vote est prévu par le règlement intérieur et qu’il n’a pas été empêché…

La réponse à cette dernière question édifiera davantage les masses sur la réalité du travail parlementaire et l’opportunité d’alimenter certains débats dans l’opinion néanmoins… Mais ça, c’est de la politique.

En attendant, il faut cesser de dire par rigueur intellectuelle : tel a voté pour, tel a voté contre. Puisqu’il y a pas eu vote.

Alors puisqu’il y a pas eu vote formel et que ce n’est pas la loi du nombre qui a formellement décidé du sort de la loi de prorogation, les positions insistantes de certains Députés sur la question s’apparentent désormais à des postures politiques, idéologiques voire politiciennes, fortes.

Dans ce cas, si la prorogation de mandat pour un Député est à ce point inacceptable et est une ligne infranchissable, le Député qui y est foncièrement opposé, à défaut de démissionner, puisque je suis d’avis que la politique de la chaise vide est improductive, pourrait en effet par exemple renoncer à toute indemnité durant le temps de prorogation. Ce serait plus crédible et plus cohérent en effet.

Mais en n’y renonçant pas, sa posture demeure totalement respectable, défendable mais aussi, contestable.

Quant à moi, ma position était le (1).

CL »

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