Les avocats des médecins et résidents du CHU sanctionnés par l’instance disciplinaire de l’Ordre national des médecins du Cameroun appellent au discernement à la suite de la publication desdites sanctions.
Les décisions rendues par la chambre de discipline de l’Ordre national des médecins du Cameroun le 16 mai dernier à l’issue de sa session font l’objet de contestation de la part du conseil des médecins et résidents concernés. Les avocats des professionnels attaquent la décision en se fondant sur des questions procédurales. Alors que l’ordre inflige 12 mois de suspension d’activités à deux professeurs, un docteur et six mois de suspension d’activités aux résidents après le décès de Dr Barbara Bengono, le conseil dénonce une procédure entachée d’irrégularités.
Pour le conseil, l’ordre n’a pas respecté la règle de la compétence territoriale bien connue dans les procédures juridiques. Elle qui attribue la compétence pour connaitre d’une affaire à la juridiction sur le territoire duquel les faits ont été commis, territoire qui abrite aussi des personnes mises en cause. Or, dans le cas de l’affaire Bengono contre des personnels du CHU et résidents de la Faculté de Médecine et des Sciences biomédicales de l’université de Yaoundé 1, la chambre de discipline de l’ordre ayant son siège à Yaoundé, ville où le CHU siège ainsi que les médecins et résidents, a tenu la session disciplinaire à Bertoua dans la région de l’Est.
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La décision sanctionnant des personnels du CHU ainsi que les résidents a été prise en l’absence des concernés, regrette le conseil. Aussi, d’après le conseil, l’instance disciplinaire n’a pas notifié la décision aux condamnés, mais s’est précipitée de la publier sur les réseaux sociaux.
Par ailleurs, dans cette affaire, les avocats entendent rassurer l’opinion sur le fait que Dr Barbara Bengono a été entourée de ses collègues résidents et par d’éminents professeurs de gynécologie, d’anesthésie réanimation qui l’ont suivie jusqu’à la survenue du drame. Un »drame peut arriver à n’importe qui et à n’importe quel moment », rappellent les avocats. Ayant été sanctionnés sans être écoutés, la saisine des instances supérieures leur permettra de s’expliquer avant les prochaines conclusions. Ainsi, les sanctions prononcées en premier ressort ne sont pas définitives.




