À compter du 1er avril 2026, les téléphones, tablettes et autres terminaux numériques seront dédouanés exclusivement via un mécanisme électronique.
Les autorités assurent qu’il ne s’agit ni d’une nouvelle taxe, ni d’une hausse des prélèvements, mais d’un outil de modernisation et de sécurisation des recettes publiques.
Le ministre des Finances a annoncé le 25 mars 2026 la mise en œuvre, dès le 1er avril 2026, d’un nouveau mode de dédouanement des équipements numériques importés. Désormais, la collecte des droits et taxes de douane s’effectuera exclusivement par voie électronique, conformément aux dispositions de la loi de finances 2023.
Les autorités tiennent à rassurer les consommateurs et les opérateurs économiques : ce dispositif n’introduit aucune taxation supplémentaire et ne devrait pas entraîner de hausse des prix sur le marché. Il vise plutôt à moderniser les procédures, réduire les pertes de recettes et renforcer la lutte contre les fraudes, notamment dans le secteur numérique.
Dans ce nouveau cadre, les importateurs demeurent responsables du dédouanement des marchandises qu’ils introduisent sur le territoire. Les déclarations et le calcul des droits se feront via le système informatique douanier, tandis que les paiements pourront être réalisés en monnaie locale, y compris par voie électronique.
Le texte prévoit également des mesures d’assouplissement. Les appareils déjà connectés aux réseaux locaux bénéficient d’une amnistie fiscale, tandis que les téléphones en itinérance ou appartenant à des voyageurs de courte durée sont exonérés ou admis temporairement sans paiement de droits.
Les distributeurs disposant de stocks antérieurs sont invités à régulariser leur situation dans un délai de deux mois auprès des services douaniers compétents. Par ailleurs, seuls les terminaux en règle seront désormais autorisés à se connecter aux réseaux de communication électronique.
Les consommateurs sont encouragés à vérifier, avant tout achat, le statut douanier des appareils via les outils mis à disposition (SMS, plateformes en ligne). Les vendeurs, quant à eux, devront faciliter cette vérification sous peine de sanctions.
Enfin, une procédure simplifiée est prévue pour les petites quantités d’appareils non dédouanés déjà présentes sur le territoire. Le ministère appelle à la responsabilité collective pour garantir le succès de cette réforme, présentée comme un levier de transparence et de modernisation économique.
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