Les importations globales reculent de 8,8% au trimestre, avec des chutes sectorielles allant jusqu’à 39,4%. Sur un an, elles progressent toutefois de 6,6%, soutenues par les biens (+6,9%) et les services (+4,1%).
Le déficit de la balance commerciale montre des signes d’atténuation au cours du trimestre sous revue, porté par une contraction notable des importations. Selon l’Institut National de la Statistique, « les importations globales du trimestre sont en baisse de 8,8% par rapport au deuxième trimestre 2025 ».
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Ce repli s’explique principalement par la diminution des achats de biens, en dépit d’une légère hausse des services importés. Dans le détail, la demande s’est nettement contractée pour plusieurs segments industriels. Les produits issus de la transformation agricole enregistrent la chute la plus marquée (-39,4%), suivis des industries chimiques (-35,5%) et des travaux de grains (-22,0%). D’autres branches comme la fabrication de meubles (-14,8%), l’industrie textile (-13,5%) et celle des boissons (-10,3%) contribuent également à cette tendance baissière.
En glissement annuel, la dynamique apparaît toutefois plus contrastée. Les importations globales progressent de 6,6% par rapport à la même période de l’an dernier, tirées à la fois par les biens (+6,9%) et les services (+4,1%). « En dehors des industries chimiques, en recul de 7,6%, la demande des autres biens importés est en amélioration », précise l’institution.
Cette évolution traduit un ajustement conjoncturel de la demande intérieure, dans un contexte où les équilibres extérieurs semblent amorcer une correction progressive.




