Reçu en audience par le Ministre du Commerce, le tour de table autour de la cession de Chococam consacre une recomposition stratégique du secteur agro-industriel, entre souveraineté économique et exigences réglementaires.
Le Ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a échangé le 20 avril 2026 avec une délégation conduite par Mandla Langa, Haut-Commissaire sud-africain, et des dirigeants de Tiger Brands Limited, dont Tjaart Kruger et Thushen Govender. Au cœur des discussions : la cession de 74,69 % de Chococam au fonds Minkama Capital, porté par l’investisseur camerounais Fabrice Ndjodo.
Officialisée en novembre 2025, l’opération acte le retrait progressif du groupe sud-africain après dix-sept ans de présence structurante dans la filière. Elle ouvre surtout une nouvelle séquence, marquée par une reprise à ancrage local, en phase avec l’ambition des autorités de renforcer la transformation du cacao sur le territoire.
Le ministre a salué l’apport industriel de Tiger Brands, tout en inscrivant cette transition dans la stratégie impulsée par Paul Biya : capter davantage de valeur ajoutée et consolider une base productive nationale compétitive.
La transaction reste toutefois suspendue à plusieurs validations : feu vert de la commission concurrence de la CEMAC, autorisations de change et quitus fiscaux. L’audience visait précisément à sécuriser ce parcours réglementaire.
À terme, les parties affichent une volonté commune : assurer une continuité opérationnelle et préserver les acquis industriels de Chococam, tout en préparant son expansion sous pavillon africain.
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