Sur les neuf premiers mois de 2025, le PIB réel progresse de 3,7%, tiré par le tertiaire (4,9%) et le secondaire (2,5%), tandis que le primaire reste modeste (1,6%). En nominal, la croissance atteint 6,4%, avec un déflateur du PIB de 2,6%. La consommation finale augmente de 5,1% et les investissements de 9,0%, mais le commerce extérieur se dégrade : exportations en baisse de 7,3%, importations en hausse de 10,3%, pour un déficit commercial de 3,4% du PIB.
L’économie nationale a maintenu une trajectoire de croissance solide sur les neuf premiers mois de 2025, malgré des dynamiques sectorielles contrastées. Selon l’Institut National de la Statistique, « le Produit Intérieur Brut réel a enregistré une croissance de 3,7% par rapport à la même période de 2024 », soutenue par la bonne tenue de la majorité des branches d’activité.
Du côté de l’offre, le secteur primaire affiche une progression modérée de 1,6%, pénalisée par le recul de 2,0% de l’agriculture d’exportation. En revanche, les autres segments résistent mieux : l’agriculture vivrière progresse de 3,7%, l’élevage, la pêche et la chasse de 4,0%, tandis que la sylviculture gagne 2,2%.
Le secteur secondaire enregistre une croissance de 2,5%, en dépit du repli marqué des industries extractives, notamment des hydrocarbures (-6,4%). Cette contre-performance est compensée par la vitalité des bâtiments et travaux publics (+6,0%) et de la production d’eau et d’assainissement (+7,2%).
Le tertiaire demeure le principal moteur de l’activité avec une hausse de 4,9%. Cette dynamique repose sur l’ensemble de ses composantes, notamment les services non marchands des administrations publiques (+5,7%), les transports (+5,1%), les services financiers (+10,8%) et les technologies de l’information et de la communication (+8,2%).
Sur le plan des prix, la croissance nominale atteint 6,4%, traduisant une pression inflationniste différenciée selon les secteurs. Le primaire enregistre la hausse la plus marquée (+9,6%), portée par l’augmentation des prix agricoles, notamment vivriers (+12,6%) et d’exportation (+10,2%). À l’inverse, les prix du pétrole brut poursuivent leur repli (-11,8%).
La demande intérieure reste le principal levier de croissance, avec une consommation finale en hausse de 5,1% et des investissements en progression de 9,0%, soutenus à la fois par les secteurs public et privé.
En revanche, les échanges extérieurs pèsent sur l’équilibre global. « Le rythme des échanges extérieurs […] contribue à creuser le solde de la balance commerciale », souligne l’Institut National de la Statistique. La contraction des exportations combinée à la forte progression des importations porte le déficit commercial à 3,4% du PIB, confirmant la vulnérabilité persistante du commerce extérieur.
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