Les autorités camerounaises, pour réaliser l’objectif zéro paludisme dans les prochaines années, appellent à une mobilisation collective contre la maladie.
Le paludisme continue de faire des ravages au sein de la population camerounaise en particulier chez les enfants de zéro à cinq ans et les femmes enceintes. Malgré les efforts fournis par le gouvernement et ses partenaires techniques et financiers, la maladie résiste et les chiffres du Programme national de lutte contre le paludisme préoccupent. En 2025, jusqu’à 2 913 279 cas de paludisme ont été enregistrés au pays, moins de 33 000 néanmoins par rapport à 2024. Au cours de la même année 2025, le Programme national de lutte a pointé 1 261 décès dont 488 enfants en régression comparé aux 2 016 décès dont 287 enfants en 2024. La mortalité diminue de -37% entre 2024 et 2025.
Face à la maladie, le gouvernement et ses partenaires déploient des stratégies de lutte qui intègrent la prévention et la prise en charge. Pour les enfants de zéro à cinq ans, la politique gouvernementale a décidé de la prise en charge gratuite à travers la Couverture santé universelle (CSU). D’après le ministre de la Santé publique Malachie Manaouda, la CSU a permis le traitement gratuit de 956 252 enfants du paludisme simple et de 518 107 enfants de 0 à 5 ans du paludisme grave. Cependant, le taux de mortalité des enfants lié au paludisme est encore d’environ 72% appelant à renforcer les mesures de lutte.
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Au cours de la première semaine nationale de lutte contre le paludisme organisée au Cameroun du 18 au 25 avril 2026, les autorités ont dressé le bilan de l’année 2025 avant de se projeter. Il était question d’intensifier la sensibilisation autour de la maladie, mobiliser davantage les partenaires. Pour la suite de la riposte, le gouvernement mise sur la prévention à travers la vaccination des enfants, la distribution des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action aux ménages, et la prise en charge gratuite des enfants de zéro à cinq ans. L’objectif reste l’éradication du paludisme dans les prochaines années malgré les défis liés à la résistance de la maladie au traitement et au manque de financements.




