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Retraits en cash : la résistance du numéraire défie la stratégie de digitalisation en CEMAC

Avec 18,05 millions de retraits manuels en 2024, une moyenne de 24 144 opérations par guichet et un montant moyen…

Avec 18,05 millions de retraits manuels en 2024, une moyenne de 24 144 opérations par guichet et un montant moyen de 962 961 FCFA, l’usage du cash progresse encore (+0,77 % en volume, +1,36 % en valeur), malgré les efforts de modernisation des paiements.

En dépit des ambitions affichées de transition vers des moyens de paiement électroniques, le numéraire conserve une place dominante dans les habitudes financières en zone CEMAC. Selon le dernier rapport de la Banque des États de l’Afrique Centrale, « les retraits d’espèces demeurent l’un des services de paiement les plus répandus », illustrant la persistance d’une économie fortement dépendante du cash.
En 2024, les banques commerciales et les établissements de microfinance ont enregistré environ 18,05 millions de retraits manuels aux guichets. Ces opérations, réalisées aussi bien par des particuliers que par des entreprises, traduisent un recours encore massif aux circuits traditionnels. Chaque guichet a traité en moyenne 24 144 opérations sur l’année, pour un montant moyen par retrait atteignant 962 961 FCFA.
Ces indicateurs sont en légère hausse par rapport à 2023, avec une progression de 0,77 % en nombre et de 1,36 % en valeur. Une dynamique modérée, mais révélatrice d’une tendance de fond : « malgré les actions de promotion de la digitalisation des paiements, le cash continue à rester prédominant », souligne la BEAC.
Face à ce constat, l’institution monétaire renforce son plaidoyer en faveur des paiements scripturaux. Dans le cadre de sa stratégie, elle encourage activement les initiatives visant à limiter l’usage des espèces. Cette orientation est d’ailleurs encadrée par la réglementation communautaire : le règlement du 21 décembre 2018 impose le recours à un moyen de paiement scriptural pour toute transaction supérieure à 500 000 FCFA.
Reste que sur le terrain, la transition vers des paiements dématérialisés se heurte encore à des réalités structurelles : faible bancarisation, accès inégal aux infrastructures numériques et poids des habitudes. Autant de défis que la CEMAC devra relever pour inverser durablement la courbe du cash.

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