Avec plus de 50 000 tonnes en 2025, le trafic en transit vers le Niger via le port de Douala atteint un niveau inédit. Un signal encore modeste face aux 1 967 214 tonnes globales, mais stratégique dans la bataille des corridors sahéliens.
Le port de Douala avance ses pions sur l’axe sahélien. En 2025, le trafic en transit à destination du Niger a dépassé pour la première fois la barre des 50 000 tonnes, selon Jean Daniel Tientcheu, responsable du contrôle de la facturation et du marketing. Un seuil inédit qui traduit une ambition claire : capter une part croissante des flux à destination des pays enclavés.
À l’échelle du port, la performance reste relative. Le volume global du transit culmine à 1 967 214 tonnes sur la même période, reléguant encore le corridor nigérien à un rang secondaire. Mais la dynamique est enclenchée. Dans un environnement concurrentiel marqué par l’offensive des ports du golfe de Guinée, chaque tonne supplémentaire compte.
L’enjeu dépasse les volumes immédiats. Il s’agit de consolider une position logistique sur des marchés sahéliens disputés, où les coûts, les délais et la fiabilité des corridors font la différence. En franchissant ce cap symbolique, Douala envoie un message : celui d’un hub déterminé à peser davantage dans les échanges sous-régionaux.
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