Avec 2,9 millions de cartes en circulation, en progression de 7,33 % sur un an, la zone CEMAC confirme la montée en puissance des paiements électroniques, portée par l’élargissement du réseau GIMAC et l’arrivée de nouveaux services.
Les paiements par carte poursuivent leur essor en Afrique centrale. Selon Banque des États de l’Afrique Centrale, « le nombre de cartes en circulation a atteint 2 908 228 en 2024, contre 2 709 519 en 2023 », soit une progression de 7,33 %. Cette dynamique s’explique notamment par l’adhésion de nouveaux établissements au réseau GIMAC et l’enrichissement de l’offre bancaire.
Dans le détail, le marché reste dominé par VISA (1 465 905 cartes), suivi de GIMAC (1 001 715). UnionPay International (284 601), Mastercard (80 596) et les cartes privatives (75 411) complètent le paysage, traduisant une diversification progressive des moyens de paiement.
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Au-delà des volumes, l’infrastructure technique se renforce. Les centres de traitement informatique (CTI) jouent un rôle clé dans la sécurisation et la gestion des flux monétiques. Plusieurs opérateurs, dont GIE CB, BGFI Services ou Intelligentsia, assurent le traitement et l’interconnexion des transactions dans la sous-région.
Dans ce dispositif, le GIMAC apparaît comme un levier structurant, mutualisant les infrastructures pour réduire les coûts. Parallèlement, la CAMPOST, via sa plateforme NPSI, développe des capacités d’hébergement pour les systèmes de paiement électroniques, consolidant ainsi l’écosystème régional.



