La Salle des fêtes d’Akwa a abrité mercredi 29 avril 2026, la septième édition du Forum des Organisations de la Société Civile du Littoral, organisé par la PLAFOSCIL autour d’une question centrale : quels partenariats Osc-Ctd pour réduire la pauvreté et les les inégalités dans la région du Littoral ?
C’est dans une Salle des fêtes d’Akwa bien animée que la Plateforme des Organisations de la Société Civile du Littoral (PLAFOSCIL) a réuni les acteurs associatifs, élus locaux, partenaires techniques et financiers pour la 7ᵉ édition de son forum annuel. Un rendez-vous placé sous le haut patronage du gouverneur de la région du Littoral, et ouvert par son représentant, Yvan Abena Afanda, chef de la Division de la police et de l’organisation administrative aux Services régionaux du Littoral.
Le Littoral concentre à lui seul une large part des contradictions du développement camerounais : moteur économique du pays, la région peine pourtant à contenir des pressions démographiques croissantes, une exclusion sociale persistante et des disparités territoriales qui fragilisent ses populations les plus vulnérables. Le constat de fond est partagé : la décentralisation ne peut produire ses effets si les Collectivités territoriales décentralisées (CTD) opèrent en vase clos. Les Organisations de la société civile (OSC), par leur proximité avec les communautés de base, constituent un relais indispensable que les pouvoirs publics locaux ne peuvent plus ignorer. « Les OSC, par leur ancrage communautaire, sont les sentinelles des besoins des populations. En collaborant étroitement avec les mairies, nous pouvons garantir que personne n’est laissée de côté », a affirmé Kaptouom Marius, secrétaire exécutif de la PLAFOSCIL.
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Trois panels, un cap commun
La journée s’est articulée autour de trois panels thématiques complémentaires. Le premier a interrogé les conditions d’un renforcement de la gouvernance locale participative et multisectorielle, réunissant experts en décentralisation, représentants des CTD et du MNDDEVEL. Le deuxième panel a mis en lumière la contribution concrète des OSC à la lutte contre la pauvreté et les inégalités sociales, avec la participation notamment de l’association THE OKWELIANS et de l’association AS2D. Le troisième, centré sur la cohésion sociale et le développement local durable, a exploré les synergies opérationnelles possibles entre CTD et OSC à l’échelle du Littoral, en présence de représentants du MINEPAT et de l’ONG 1 Monde Avenir.
L’après-midi a été consacré à un exercice de World Café animé par le Dr Faty, permettant une mise en commun et une priorisation collégiale des recommandations issues des échanges, avant leur présentation finale par le modérateur général. La clôture officielle a été assurée par la coordinatrice du conseil de direction de la PLAFOSCIL.
Plus de 54 OSC mobilisées
Au-delà des discours, le forum a surtout affiché une mobilisation associative significative : plus de 54 organisations de la société civile engagées sur le terrain, aux côtés des maires de Douala 1ᵉʳ, 2ᵉ, 3ᵉ et 5ᵉ, de partenaires techniques et financiers de premier plan — GIZ, Union européenne, Canada, ambassades des États-Unis, de France, de Belgique et de Suisse —, ainsi que de représentants des autorités administratives et traditionnelles. Les réflexions ont été délibérément alignées sur les Objectifs de Développement Durable 1 et 10, relatifs à l’élimination de la pauvreté et à la réduction des inégalités. Ce forum se veut davantage qu’un moment de dialogue : il ambitionne de poser les jalons de nouveaux mécanismes de veille sociale et d’accompagnement des politiques publiques locales, pour un impact mesurable sur le quotidien des habitants du Littoral.




