À Kribi, une cérémonie commémorative a réuni des représentants diplomatiques allemands, français et britanniques autour du mémorial dédié à l’histoire des Batanga.
Plus d’un siècle après leur exil forcé, ce passé colonial continue de marquer les consciences.
Il y a 110 ans, les Batanga, peuple côtier du sud du Cameroun, étaient arrachés à leur territoire dans le contexte de la colonisation allemande du Kamerun. Déplacements forcés, réorganisations administratives et tensions militaires avaient alors conduit à leur dispersion loin de Kribi, leur ancrage historique.
Leur retour progressif, au lendemain de la Première Guerre mondiale, n’a pas effacé les cicatrices. L’épisode demeure l’un des marqueurs douloureux de l’histoire locale, souvent transmis par la mémoire orale et les récits familiaux.
Ce 11 mai 2026, la commémoration au mémorial de Kribi a ravivé cette mémoire. L’ambassadeur adjoint d’Allemagne, Knut Zuchan, y a pris part aux côtés de ses homologues français et britanniques. Le geste diplomatique s’inscrit dans un dialogue autour des pages complexes du passé colonial.
Après le recueillement, les festivités culturelles ont pris le relais : danses, chants et expressions artistiques ont rappelé la vitalité d’une identité batanga toujours bien vivante. Entre hommage et transmission, la journée a rappelé que la mémoire n’est pas figée : elle se raconte et se partage.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ



