Le lancement du projet « Solutions alternatives au Camp de Minawao » ouvre une nouvelle phase de gestion de l’accueil des réfugiés dans l’Extrême-Nord. Au-delà de l’urgence humanitaire, les partenaires misent désormais sur l’inclusion économique et la stabilité sociale.
Le gouvernement camerounais, avec l’appui de l’Union européenne, du ministère allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), du HCR et de la GIZ, a officiellement lancé le projet « Solutions alternatives au Camp de Minawao » le 12 mai 2026. Cette initiative entend renforcer la résilience des populations réfugiées et des communautés hôtes à travers des actions centrées sur l’insertion socio-économique, l’accès aux opportunités et la cohésion sociale.
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Installé dans la région de l’Extrême-Nord, le camp de Minawao accueille depuis plusieurs années des milliers de réfugiés ayant fui les violences dans le bassin du lac Tchad. Face à la pression démographique et aux défis sécuritaires persistants, les autorités camerounaises et leurs partenaires souhaitent désormais dépasser la logique d’assistance d’urgence pour promouvoir des réponses plus durables.
Le projet ambitionne ainsi de favoriser l’autonomisation économique des bénéficiaires, tout en soutenant le développement local des communes concernées. Formation professionnelle, accès aux activités génératrices de revenus et renforcement des services sociaux figurent parmi les axes prioritaires.
Au-delà de l’enjeu humanitaire, cette transition traduit une volonté politique : prévenir les tensions sociales, consolider la paix locale et créer les conditions d’une meilleure intégration des réfugiés dans les territoires d’accueil. Pour les partenaires engagés, l’avenir de Minawao ne peut plus se limiter à l’assistance ; il doit désormais s’inscrire dans une dynamique de développement partagé.



