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Lancement du Programme de Séquençage Alimentaire Scolaire (HGSF) au Cameroun

Plan International Cameroun, en partenariat avec Plan International Canada et le Programme Alimentaire Mondial (PAM), a officiellement lancé le programme…

Plan International Cameroun, en partenariat avec Plan International Canada et le Programme Alimentaire Mondial (PAM), a officiellement lancé le programme de Séquençage Alimentaire Scolaire basé sur la production locale (Home Grown School Feeding – HGSF) afin de lutter contre l’absentéisme scolaire et la malnutrition dans les régions de l’Adamaoua, de l’Est et du Centre au Cameroun.

​Financée par un budget global de 95 739 804 FCFA, cette initiative humanitaire vitale cible 17 communes, 49 écoles et 24 149 jeunes bénéficiaires. En mettant en place des cantines scolaires qui servent des repas de midi sains et nutritifs, le projet garantit aux élèves vulnérables l’énergie et la santé nécessaires pour réussir leur éducation de base.

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​La mise en œuvre stratégique du projet dans la région du Centre a été mise en lumière lors d’une réunion de coordination de haut niveau qui s’est tenue le 25 mai 2026 à la mairie de Soa, animée par Justine Melingui, spécialiste en nutrition chez Plan International Cameroun. Présidée par Cyrise Bindzi, Secrétaire Général de la commune de Soa et représentant du maire, cette rencontre a réuni les principales autorités de l’éducation, de la nutrition et de la région afin de garantir un déploiement sécurisé. ​Dans la municipalité de Soa, l’initiative transformera directement quatre écoles locales : les écoles primaires d’Akak 1 A et B, l’école primaire d’Ebang et l’école primaire d’Ebogo 1, et se poursuivra jusqu’en décembre 2026.

​D’un point de vue humanitaire, le programme HGSF constitue une bouée de sauvetage essentielle pour les enfants hautement vulnérables, en particulier les personnes déplacées internes (PDI) et les jeunes filles. Quinter Fienyoh, directrice de la Government English Nursery School d’Ebang 1, a souligné que de nombreux enfants déplacés manquent fréquemment les cours par manque de nourriture, faisant face à la stigmatisation et à l’embarras. En garantissant des repas chauds quotidiens, le projet lève ces barrières financières et sociales, allège le fardeau économique des familles déplacées, stimule les inscriptions dans le sous-système anglophone et fait progresser l’objectif mondial de « l’éducation pour tous ».

​Pour garantir le succès opérationnel à long terme et l’autonomie, le projet s’appuie fortement sur l’appropriation communautaire active et la collaboration multisectorielle. Les Comités de Gestion des Écoles (COGES), les chefs traditionnels et les parents — y compris les « mamans cuisinières » — sont chargés de gérer les cantines, de préparer les repas et d’entretenir les infrastructures essentielles telles que les cuisines et les points d’eau. Cette approche de proximité garantit une transparence totale, un suivi efficace des ressources et un cadre durable qui survivra au calendrier de financement initial.

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​Simultanément, le projet stimule le développement socio-économique local grâce à un modèle innovant d’approvisionnement en produits alimentaires locaux. En achetant les denrées alimentaires directement auprès des petits producteurs de la communauté et des coopératives agricoles locales, l’initiative crée des marchés durables et renforce les chaînes de valeur agricoles régionales. Ce lien stratégique protège les petits producteurs des fluctuations du marché, renforce la résilience économique des ménages et favorise l’autonomisation financière des femmes, qui dominent la main-d’œuvre agricole locale.

​L’intégration de jardins scolaires et de partenariats pour l’élevage enrichit encore l’impact nutritionnel du projet. Ces jardins fonctionnent comme des classes vivantes, enseignant aux jeunes enfants les techniques agricoles modernes et suscitant une passion pour l’agriculture dès le plus jeune âge. En complément, Kang Richard, délégué de Soa pour le ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (MINEPIA), a promis que le ministère était prêt à fournir des protéines animales essentielles telles que de la volaille, des œufs, du poisson et de la viande, créant ainsi un canal de distribution fiable pour les éleveurs locaux.

​En fin de compte, la réussite de l’exécution du projet HGSF repose sur un réseau solide de partenaires institutionnels régionaux. Sous la supervision des maires locaux, des préfets/sous-préfets et des délégations régionales de la santé publique, de l’agriculture et de l’éducation de base, le projet intègre un mécanisme rigoureux de Suivi, Évaluation, Redevabilité et Apprentissage (SERA/ MEAL). Grâce à un suivi quotidien, des contrôles de qualité hebdomadaires et des budgets municipaux intégrés, le Cameroun construit un modèle multisectoriel reproductible qui harmonise l’aide humanitaire immédiate avec le développement économique à long terme.

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