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Cameroun : le gouvernement appelle à la mobilisation de tous contre les féminicides et viols d’enfants

Au cours d’une conférence de presse conjointe donnée par plusieurs membres du gouvernement le 1er juin 2026, le ministre de…

Au cours d’une conférence de presse conjointe donnée par plusieurs membres du gouvernement le 1er juin 2026, le ministre de la Communication a condamné la recrudescence d’actes de violences sur les femmes et sur les enfants. René Emmanuel Sadi a égrené le chapelet de mesures prises tout en appelant à la mobilisation collective.

Entre 2023 et 2026, des cas de féminicides et surtout de violences sur des enfants, y compris des cas de viols, vont grandissant, atteignant la côte d’alerte. En moins de quatre ans, plus de 200 cas de féminicides ont été répertoriés au Cameroun, dont 50 en 2023, 67 en 2024, et 77 en 2025. Au premier trimestre 2026, des organisations de défense des droits de femmes dénombrent au moins 26 cas de féminicides. Par ailleurs, entre 2025 et 2026, une vingtaine de cas de violence sur les enfants, y compris des viols et meurtres ont été dénoncés dans différentes villes et localités du territoire camerounais.

La recrudescence de ces violences est préoccupante et nécessite un traitement approprié. En effet, ‘’ni le gouvernement, ni le pouvoir judiciaire ne sont insensibles à ces drames qui malheureusement, affectent de plus en plus notre société avec une fréquence et une ampleur stupéfiantes, une situation contre laquelle le gouvernement entend réagir et agir avec la plus grande fermeté’’, a déclaré le porte-parole du gouvernement dans son propos liminaire. D’après le ministre de la Communication, ces situations méritent qu’on s’y attarde avec insistance. Le but étant de les dénoncer et les condamner, en appeler à des actions fortes afin de punir les auteurs et d’y mettre un terme.

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C’est ainsi que le collège des ministres et d’autres institutions étatiques ont pris des mesures pour la protection des femmes. Celles-ci incluent la prise en charge des violences basées sur le genre aux ministères de la Promotion de la Femme et de la Famille et celui des Affaires sociales. En y impliquant tous les acteurs gouvernementaux intervenant en matière sociale, sanitaire, sécuritaire, judiciaire, les collectivités territoriales, les partenaires techniques et financiers entre autres. Cette prise en charge se fait dans une centaine d’abris temporaires appelés ‘’espaces surs’’.

A cela s’ajoutent le suivi médical, l’assistance judiciaire et sécuritaire, la réinsertion socioéconomique des survivants ; la mise en service progressive des ‘’Gender Desks’’ dans des commissariats, brigades de gendarmeries et les centres d’accueil des femmes en détresse. Sans oublier le renforcement des capacités des acteurs de la chaîne de lutte contre les violences basées sur le genre.

Quant aux mesures prises en faveur des enfants, le gouvernement insiste sur l’élaboration et la diffusion du Programme de parentalité positive, la mise en place des ‘’Child Desks’’ dans certaines unités de police et de gendarmerie, la lutte contre les abus sexuels à l’égard des enfants, la mise ne place d’une ligne téléphonique d’assistance aux enfants en situation de détresse ; la mise en place des numéros verts destinés à faciliter les dénonciations et les renseignements utiles permettant l’intervention rapide des forces de sécurité dans les établissements scolaires et universitaires ; la présence permanente sur le terrain des forces de sécurité ; la formation des forces de sécurité à la protection de l’enfance et du genre.

En matière répressive, en s’appuyant sur le dispositif juridique applicable au Cameroun, les forces de sécurité participent à la répression de ces actes de violences. Elles favorisent l’ouverture d’enquête en cas de violences sur personne vulnérable ; élargissent le champ répressif aux infractions connexes ; appliquent les dispositions de la loi pénale dans la phase des enquêtes.

Face à l’ampleur du phénomène, l’action du gouvernement reste limitée. C’est pourquoi le ministre de la Communication appelle à la mobilisation de tous dans la lutte contre les violences sur personnes vulnérables. Car, pour René Emmanuel Sadi, cette entreprise engage résolument l’ensemble du corps social, depuis la prise de conscience de ces phénomènes, jusqu’aux actions de diverses natures’’. Chacun est appelé à participer à la prévention, à la sensibilisation à la dénonciation ou à la répression de ces actes criminels.

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