Les deux bébés sont détenus avec leurs mères à la prison centrale de Bamenda. La coalition des organisations de défense des droits humains lance un cri pour demande leur libération immédiate.
Deux fillettes, Laetisia et Sera, incarcérées avec leurs mères bénéficient de la défense d’une coalition des organisations de la société civile dans le cadre de la deuxième phase de la campagne « No Babies Behind Bars » (Pas de bébé derrière les barreaux). Ces organisations de défense des droits humains demandent la libération simple et immédiate de ces enfants au moment où ces dernières devraient fêter leur premier anniversaire.
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Depuis un an, elles sont détenues sans aucune décision de justice du simple fait de l’incarcération de leurs génératrices, Jocelyn Ndum et Blanche Yocnteh. Interpellées le 24 juin 2025 dans la localité de Ngoketunjia région du Nord-Ouest peu après accouchement, elles sont poursuivies devant le tribunal militaire de Bamenda. Aucune action judiciaire propre n’étant en cours contre leurs enfants, la coalition des organisations soutient que la détention des deux enfants pose un problème de respect des droits de l’enfant.
Dans une note d’information, ces organisations signalent que les bébés n’ont aucun statut juridique justifiant leur détention prolongée. Elles plaident de ce fait pour un réexamen de la détention des deux jeunes mères dans le but de préserver la liberté de leurs enfants, alors que les mamans ont déjà comparu pour la première fois le 18 juin 2026 devant le tribunal. S’appuyant sur les engagements juridiques internationaux pris le Cameroun, les organisations formulent quatre demandes : la libération immédiate des deux fillettes, la remise en liberté de leurs mères, l’application des engagements internationaux pris par le Cameroun à propos de la protection de l’enfant, ainsi que l’ouverture d’une réflexion nationale sur la prise en charge des enfants affectés par la détention de leurs parents.
À l’occasion de cette deuxième phase de la campagne lancée en 2025, les organisations élargissent leur champ d’impact. Elles portent leur plaidoyer auprès des autorités camerounaises, des institutions africaines, des mécanismes des Nations Unies et des partenaires internationaux. Elles entendent transformer les politiques publiques afin qu’aucun enfant ne soit plus contraint de grandir en prison à cause de la détention de ses parents. Le message est porté par les organisations All Women Together (AWT), Mandela Center International, Nouveaux Droits de l’Homme, Conscience Africaine, New Human Rights USA, Positive Génération, les Amis du droit.



