Suite à l’inquiétude des candidats camerounais aux études en France, la directrice générale de l’Institut français au Cameroun (IFC) clarifie la nouvelle décision de durcissement des conditions financières.
Au cours de la conférence de presse qu’elle a animée le 11 juillet 2026, Muriel Piquet-Viaux, directrice générale de l’IFC, dont Campus France est l’un des services, explique que la décision imposant le versement préalable de la totalité des frais de scolarité pour les écoles privées, ne vise pas à fermer la porte de la France, mais à protéger les parcours des étudiants camerounais face à une explosion de fraudes et à des départs mal préparés. « C’est une somme d’argent qui doit être bloquée sur un compte bancaire qui assure que l’étudiant qui va partir va pouvoir effectuer ses études dans des conditions optimales.»
Au sujet de la confusion sur les différents services de l’ambassade de France, la responsable explique que : « le service Campus France fait partie d’un pôle de mobilité et attractivité. Il est là pour informer, conseiller et instruire les dossiers. Il n’a aucune légitimité quant au visa étudiant. » Le service des visas est une entité totalement indépendante placée sous la double tutelle des ministères français des Affaires étrangères et de l’Intérieur.
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En clair, « Réussir son entretien d’orientation ou bloquer son argent ne garantit en aucun cas l’obtention du visa ». Muriel Piquet-Viaux ajoute que, cette nouvelle exigence est une riposte directe à une « augmentation importante du nombre de fraudes. » Elle cite entre autres, les fausses attestations, les faux relevés de notes et des fausses identités. Selon Campus France, ces pratiques finissent par fragiliser l’ensemble de la procédure de mobilité pour l’ensemble des étudiants camerounais. « Notre objectif est bienveillant. L’important c’est que quand l’étudiant arrive dans le pays d’accueil, les conditions soient réunies pour qu’il puisse étudier dans de bonnes conditions. »
Pour la directrice générale de l’IFC, envoyer un jeune à l’étranger sans garanties financières l’expose à la précarité et à l’échec académique. Cette mesure de ‘’survivabilité’’, vise selon elle à s’assurer que les familles ont réellement les moyens de soutenir leur enfant sur le sol français.
Campus France signale une hausse de plus de 150% des demandes de visas étudiants au Cameroun. La DG de l’IFC fait savoir qu’au moins 800 personnes ont été accueillies le samedi 11 juillet 2026, par le Centre de coordination et d’orientation de Campus France. Précisant que, le remboursement de l’argent des étudiants recalés au visa ne l’engage pas, Campus France questionne également le rôle des agences d’intermédiation locales qui pullulent à Yaoundé et Douala. Campus France se revendique la seule institution habilitée à accompagner les candidats.




