Le parti que préside Maurice Kamto exprime son indignation et dénonce la « passivité coupable » des autorités face aux féminicides domestiques qui se multiplient dans la société camerounaise.
Le phénomène de féminicides domestiques fait en moyenne une victime par jour au Cameroun d’après le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Et le cas récent d’une mère de famille empoisonnée par son époux est un cas de trop qui pousse le parti politique à sortir de sa réserve. Le MRC exige alors que ‘’chaque soit comptée, que chaque nom soit connu, que chaque bourreau soit poursuivi’’.
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Si le parti politique parvient à cette exigence, c’est en raison de l’inefficacité observée dans la lutte contre le phénomène. Il souligne l’indifférence presque générale dans laquelle ce cas est survenu et relève le comportement de l’État au moment où des femmes sont victimes du plus haut niveau de violence jamais rendu public au Cameroun. Le parti politique souligne la faiblesse de l’État marquée par des promesses de réformes judiciaires non tenues, des campagnes de sensibilisation épisodiques et les statistiques officielles édulcorées. Toutes choses qui font dire au MRC que « la violence conjugale tue au Cameroun, et l’Etat regarde ailleurs ».
La formation politique s’indigne aussi contre des condamnations molles et le silence complice des autorités locales qui s’abstiennent de se mêler des affaires de familles. Au moment où l’urgence est de trouver des solutions efficaces pour régler le problème, le parti d’opposition réclame justice.
Le MRC préconise de requalifier les faits en « assassinat prémédités » et de fixer des « peines exemplaires » contre des auteurs sans tenir compte des circonstances atténuantes liées au contexte familial. Dans le volet de la sensibilisation, le parti appelle à briser le silence en signalant le danger, et à être vigilant. Aux femmes, il exhorte de ne plus confondre amour et soumission, de garder la méfiance malgré la confiance.
La sortie du parti se présente à la fois comme une indignation et comme une contribution à la réflexion sur un phénomène qui semble dépasser les pouvoirs publics.




