La Ligue pour l’éducation de la femme et de l’enfant (Lefe) dénonce la recrudescence des féminicides, indique les signaux d’alarme et exige l’adoption des lois pour résoudre le phénomène.
La situation est alarmante. Huit femmes tuées en l’espace de huit jours, plus 60 au cours de l’année 2026. 1 599 cas de violences basées sur le genre dont 166 viols relevés entre janvier et avril 2026. La Lefe qualifie la situation de crime nationale dans un plaidoyer récent. L’organisation non gouvernementale réactive sa position de défense en faveur des femmes et rouvre des pistes menant à des solutions tant préventives que dépressives.
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Face à la situation qui s’aggrave et contre laquelle un vent d’indignation souffle de manière intermittente, l’organisation indique à titre préventif quelques signaux qui alertent sur l’imminence des violences. Des menaces de mort, des menaces d’enlèvement d’enfants, l’étranglement même dans marque, la disponibilité de l’arme, l’intensification des violences, des coups pendant la grossesse, des rapports sexuels imposés, la traque ou la filature, la séparation récente indiquent un danger élevé ou immédiat. Ce cas de figure mérite des mesures immédiates de la part de la victime.
D’autres signes comme l’isolement de la famille et des amis, le contrôle du téléphone et de l’argent, les humiliations, la jalousie extrême ou l’interdiction de travailler sont à prendre à considération avant que l’auteur aille plus loin. A celles qui sont devant ces comportements qui activent l’alerte, la Lefe recommande de se mettre à l’abri, d’éviter de confronter l’adversaire seul, de faire constater les violences pour conserver les preuves.
Au-delà de ces mesures individuelles à prendre en cas de signaux, la lutte contre les violences est une affaire collective. La Lefe propose aussi l’adoption d’une loi contre le féminicide et les violences faites aux femmes et aux enfants. Une législation prévoyant des mesures d’éloignement de la victime en 24 heures. À cette loi, l’organisation propose d’associer le code des personnes et de la famille dont l’adoption est attendue depuis 20 ans. Ledit code permettra de garantir l’égalité dans le mariage, les biens, la succession et la garde des enfants.
Le chapelet de propositions fait aussi référence à la mobilisation d’un budget dédié pour faciliter l’application de ces textes. La batterie de mesures oriente des décideurs en les invitant à passer de la condamnation des actes de violence à l’action concrète.



