Depuis le lundi 21 septembre 2026 à Douala, des experts du Cameroun, du Tchad et de la RCA planchent sur la réforme de la gouvernance foncière en Afrique centrale. Trois jours de travaux sous l’égide de la FAO et du CEIDES pour répondre à l’urgence des conflits liés à la transhumance transfrontalière.
La terre, source de conflits en Afrique centrale, au cœur des réflexions à Douala. Experts, administrations et partenaires techniques du Cameroun, du Tchad et de la République Centrafricaine sont réunis depuis le 21 septembre 2026 pour un atelier de trois jours consacré aux réformes foncières.
L’objectif est clair : réduire les tensions récurrentes liées à la transhumance transfrontalière, qui oppose régulièrement agriculteurs et éleveurs dans la zone. Un phénomène exacerbé par le changement climatique et la pression démographique.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Conduits sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du Centre africain d’études internationales, diplomatiques, économiques et stratégiques (CEIDES), les travaux se veulent pragmatiques.
Pour le Dr Antonio Querido, Représentant de la FAO au Cameroun, ces assises doivent permettre « d’identifier des solutions concrètes pour une gouvernance foncière plus inclusive et durable ». Une vision partagée par le ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières (MINDCAF) qui voit dans cette initiative un levier essentiel pour la prévention des conflits et le développement durable.
Au-delà des diagnostics, l’atelier devra proposer des pistes de réforme harmonisées et adaptées aux réalités des trois pays.




