Plus discret que jamais depuis la présidentielle du 12 octobre 2025, Bello Bouba Maïgari commence à manifester sa présence politique à travers la prise d’actes engageant l’UNDP en vue des prochaines élections.
Après sa candidature, jugée décevante par une partie de son électorat du Grand-Nord à l’issue de la présidentielle du 12 octobre 2025, Bello Bouba Maïgari avait observé un long silence. Laissant place à des interrogations sur l’avenir de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès –Undp-. Mais, le réveil vient de sonner.
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Par décision du 22 septembre 2026, le président national sort de sa réserve et désigne 14 nouveaux membres au sein du Comité central du parti. Ils sont MM. Tsomelou Jean, Tchachouang Paul, Yoyo Emmanuel Mohmbankah, Tchomnou Raoul, Saidou Abdouraman, Dalami Mahaman, Nana Ibrahima, Mamoudou Mama, Abdoulkadri (de Ngaoundéré), Abdoul Moumini, Mohamadou Bachirou, Yahya Bello Dalailou, Bachirou Hamadou et Mme Yaoudam Rachel.
Un double signal politique
D’abord la fin de la léthargie. Après des mois sans initiative majeure, cette décision marque la première grande manœuvre de Bello Bouba depuis près d’un an. C’est la fin de la traversée du désert post-électoral. Période pendant laquelle le leader politique qui vient de rompre une alliance importante avec le régime et qui vient d’essuyer un échec électoral cuisant est resté pour la plupart du temps en dehors des projecteurs.
Ensuite, l’acte de désignation dévoile le pari de la jeunesse. Le leader expérimenté de 78 ans, à la tête du parti depuis 1992, choisit de s’entourer de jeunes figures qui l’ont rejoint à la veille de la plus importante élection en 2025. Des mobilisateurs de terrain comme Yoyo Emmanuel, Tchomnou Raoul ou Abdoulkadri, très actifs sur les réseaux sociaux, vont poursuivre leur engagement militant en étant dans le cercle fermé où se prennent les grandes décisions et initiatives du parti.
L’Undp tente ainsi de se relancer. Elle est face au défi de maintenir sa place de deuxième force politique à l’Assemblée nationale et dans les municipalités. Fragilisé par une base qui lui reprochait son inaction et séduit par les sirènes du FSNC, son voisin du Nord, le parti vient pourtant d’enregistrer le ralliement de plus de 900 ex-militants RDPC à Touboro et Tokombéré. Bello l’a compris : pour exister à l’approche des législatives et municipales de 2026, il ne peut plus se contenter de son nom. Il lui faut une armée de jeunes.
Le réveil est acté. Reste à savoir s’il n’est pas tardif. Il est néanmoins à observer le mode de désignation des membres du Comite central. C’est l’acte de nomination qui les appelle à servir là où, en raison de la démocratie, l’élection doit prévaloir.



