Depuis la clôture des opérations de dénombrement le 15 septembre dernier, 14 502 agents n’ont pas reçu leur rémunération. La Banque mondiale se montre solidaire de ces agents et demande d’accélérer le traitement de leur situation.
Les flops du 4è recensement général de la population et de l’habitat couplé au Recensement général de l’agriculture et de l’élevage ne se limitent pas au taux de couverture officiel, au double renvoi de la clôture, ou à la grève des agents recenseurs pendant le processus. Il se poursuivent trois semaines après la clôture du dénombrement. Au total, 14 502 agents recenseurs n’ont pas encore touché leur rémunération à l’issue du travail sur le terrain. Aussi, 7 000 plaintes déposées sont en instance pour traitement auprès du Projet.
Dans une communication en date du 07 octobre 2026, le Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (Hiswaca) affirme avoir informé une mission de la Banque mondiale de cette situation. Les chiffres sont connus à la suite d’une réunion d’évaluation des différents recensements tenue au siège du Bureau central des recensements et des études de population (Bucrep). De la présentation des difficultés rencontrées au cours du recensement, le projet précise le bien-fondé des plaintes enregistrées mais n’indique pas leur nature encore moins le nombre de celles qui concernent la rémunération des agents.
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Pour résoudre le problème qui se pose, la mission de la Banque mondiale formule des recommandations. Elle demande le transfert sans délai aux coordinations des recensements par le projet, d’une note détaillée des documents pouvant permettre de traiter les paiements au profit des agents. Les coordinateurs de recensements doivent à leur tour transmettre au Projet des dossiers conformes. Ils doivent être constitués à partir des listes d’agents vérifiées et validées. Pour y parvenir, un accent devra être mis sur le respect des procédures et la production des justificatifs exigés.
Le constat ayant été fait et les mesures indiquées pour sortir de la situation, il reste à régler la dette due aux agents recenseurs. Mais, le montant de celle-ci n’est pas connu, les raisons du blocage non plus. Reste aussi attendue une certaine échéance pour le règlement, lequel mettra un terme à l’attente des agents et à leur intervention pour la réussite des opérations de recensements dont les résultats sont maintenant attendus.




