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Cameroun : Paul Atanga Nji suspend le FSNC à quelques mois des élections législatives et municipales

Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a signé un arrêté le 27 octobre portant suspension du Front pour…

Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a signé un arrêté le 27 octobre portant suspension du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC). La décision tombe alors que la scène politique s’active en vue des prochaines élections.

 

Un an après l’élection présidentielle et presque trois mois avant les élections législatives et municipales, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, suspend le Front pour le salut national du Cameroun. L’arrêté ministériel frappe le parti de Issa Tchiroma Bakary pour des actes commis avant, pendant et après l’élection présidentielle du 12 octobre 2026.

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Le ministre motive sa décision contre le parti politique dont le candidat est classé 2è à la dernière présidentielle par : l’appel à l’insurrection ; atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté nationale ; incitation à la violence ayant occasionné des destructions de biens publics et privés ; troubles graves à l’ordre public ; résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger.

Pour les trois prochains mois, le parti politique est interdit d’exercer toute activité sur le territoire national. Les contrevenants à cette mesure s’exposent à des poursuites judiciaires prévient le ministre en interpellant les autorités administratives de veiller à l’application de cet arrêté.

Le gouvernement gèle ainsi les activités du FSNC dont le candidat à la présidentielle et président national a participé à la dernière présidentielle. Démissionnaire du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, il a rompu l’alliance avec le régime et s’est lancé à la course pour le fauteuil présidentiel : tentative de nouer des alliances, mobilisation de dernière minute, meetings de campagne fort courus.

Au soir du scrutin, le candidat a revendiqué sa victoire avant la proclamation officielle ouvrant un front de contestation. Lequel va se poursuivre avec des manifestations, appels aux villes mortes, dégénérant en crise post-électorale mortelle. Le candidat qui aura pourtant obtenu 35,19% au scrutin et dont l’avenir politique s’annonçait reluisant, va trouver refuge au Nigeria puis en Gambie.

A la suite de la présidentielle, il décide, enjoignant son parti à respecter la décision, de boycotter les élections au Cameroun. Notamment les régionales de novembre 2025 et les législatives et municipales qui allaient suivre.

Aujourd’hui, le FSNC est suspendu de toute activité au Cameroun. La décision tombe à une période où les acteurs politiques entrent dans l’attente de la convocation du corps électoral pour la tenue des élections législatives et municipales. La mesure survient un an jour pour jour après la proclamation officielle des résultats de la présidentielle de 2025. Elle constitue un obstacle à un déploiement potentiel du parti au cours de cette période qui précède les élections.

La non-participation du parti aux prochaines élections entraine des conséquences sur son futur. Il va perdre ses élus locaux et ses députés. Il lui sera difficile de présenter un candidat à la présidentielle de 2032 si les municipales et législatives ne sont pas organisées avant la présidentielle cette année-là.

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