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Cameroun : la dette est de 12 374 milliards F à fin septembre 2022, en hausse de 11%

D’après la Caisse autonome d’amortissement (CAA), la dette du Cameroun se situe à 12 373 milliards de FCFA à fin septembre…

D’après la Caisse autonome d’amortissement (CAA), la dette du Cameroun se situe à 12 373 milliards de FCFA à fin septembre 2022, soit une hausse annuelle de 11%.

En hausse annuelle de 11%, elle est liée essentiellement aux décaissements effectués dans le cadre du programme économique et financier du FMI.

Concrètement, elle représente 45,8% du Produit intérieur brut (PIB). L’organisme public chargé de la gestion de la dette de l’État lie cette hausse particulièrement aux décaissements effectués dans le cadre du Programme économique et financier 2021-2024 avec le Fonds monétaire international (FMI).

 « En effet au cours de l’année 2022, le Cameroun a décaissé auprès du FMI 114,6 milliards de FCFA à travers le Mécanisme élargi de finance et la Facilité élargie de crédit et 45,9 milliards de FCFA auprès de la France », a précisé Richard Evina Obam, directeur général de la CCA.

 Il cite également les émissions de plus en plus prononcées des titres publics à moyen et long terme, les décaissements effectués dans le cadre de la mise en œuvre de divers projets et programmes et la dépréciation du FCFA.

Au détail, la dette du secteur public est composée de 92,3% de celle de l’administration centrale, évaluée à 11 427 milliards (42,3% du PIB) au cours de la période sous-revue, dont 8 204 milliards de FCFA de dette extérieure et 3 222 milliards de FCFA de dette intérieure. La dette des entreprises publiques quant à elle, s’élève à 937 milliards de FCFA (3,5% du PIB) et celle des collectivités territoriales décentralisées à 10 milliards de FCFA (0,04% du PIB).

A en croire la CAA, la dette du pays demeure viable même s’il existe un risque de surendettement extérieur élevé, du fait de la faiblesse des recettes d’exportations et des recettes budgétaires.

« Cette situation constitue une source d’inquiétude importante qui requiert la mise en place d’une politique d’endettement prudente et des mesures de politiques économiques visant à rétablir un environnement économique sain. La dette intérieure quant à elle ne créerait pas de vulnérabilité particulière, du fait du mécanisme des comptes séquestres », affirme l’organisme.

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