Le ministère des Enseignements secondaires (Minesec) et Camtel ont signé, le mercredi 7 octobre 2026 à Yaoundé, une convention-cadre destinée à renforcer la connectivité des établissements secondaires à travers le Cameroun.
Paraphé en présence de la ministre des Enseignements secondaires Pauline Nalova Lyonga et de la directrice générale de Camtel, Judith Yah Sunday épouse Achidi, l’accord prévoit une offre intégrée. Elle comprend internet haut débit, téléphonie fixe, présence en ligne et stockage sécurisé des données. Le débit annoncé peut atteindre 50 Mbps, avec une disponibilité de 99 %.
Sur le papier, l’ambition est de faire de la connexion un véritable outil pédagogique et administratif, faciliter l’accès aux ressources numériques et accompagner enseignants et élèves dans les nouveaux usages technologiques.
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Mais derrière les chiffres et les annonces, une question demeure : combien d’établissements seront effectivement connectés et à quel rythme ? Dans un pays où certaines écoles peinent encore à disposer d’équipements informatiques suffisants et où l’accès à l’électricité et à internet reste inégal, une connexion à 50 Mbps ne garantit pas, à elle seule, la transformation numérique.
Le véritable défi sera donc de passer de la connectivité à l’usage. Encore faut-il disposer d’ordinateurs, de plateformes pédagogiques, d’enseignants formés et d’un accompagnement technique permanent. Il faudra également veiller à ce que cette politique ne profite pas prioritairement aux établissements déjà mieux équipés.
La convention Minesec-Camtel constitue ainsi une avancée bienvenue, mais elle devra être jugée moins sur les capacités théoriques annoncées que sur son impact concret dans les salles de classe. Car connecter les établissements est une première étape. Faire du numérique un outil quotidien d’apprentissage en est une autre.




