Au cours d’une conférence de presse donnée le 25 juin 2026, le premier vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, Mamadou Mota, a soutenu que le parti au pouvoir a reporté les élections par peur de la force de son parti.
Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais Rdpc fait l’objet d’accusation du Mouvement pour la renaissance du Cameroun. Lors de la conférence de presse qu’il a tenue jeudi au siège du parti à Odza, le premier vice-président du Mrc a laissé entendre que le parti au pouvoir a peur de sa formation politique. D’après lui, c’est la raison principale qui explique le report des élections législatives et municipales en 2027. L’homme politique a, pour éclairer son point de vue, avancé des arguments.
Mamadou Mota lance que le parti du président Paul Biya est ‘’en panne d’idées, de bilan et de souffle’’. Le parti vieux de 41 ans procède encore par de vieilles méthodes consistant en la diversion pour tenter de vendre aux Camerounais ‘’un scenario de politique-fiction’’ dans le but de masquer ses propres faiblesses. Ce que l’opposant qualifie de ‘’triste réalité’’.
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Tout est parti à ce sujet de la convention que le parti que préside Maurice Kamto a tenue le 21 décembre 2025. Accusée par le régime d’être une convention illégale et d’avoir restauré un ‘’président illégal’’. Pourtant, contredit Mamadou Mota, de telles allégations proviennent des ‘’des professionnels du mensonge’’. Il y oppose ‘’la vérité des faits’’, une arme redoutable qui les terrifie.
Aussi, pour marquer la puissance du Mrc, le n°2 du parti a eu recours aux performances du candidat Issa Tchiroma Bakary à la dernière présidentielle. Ce, pour démontrer que l’opposant classé 2è à l’issue du scrutin a obtenu ce résultat grâce au concours des militants du Mrc. Le rôle déterminant que ces derniers ont joué pour parvenir à ces performances est d’après lui une force électorale qui fait craindre le régime au point de reporter les échéances électorales législatives et locales.
Ainsi, affichant l’optimisme et l’assurance, le vice-président du Mrc soutient que le régime impose des restrictions aux activités du parti pour freiner ce dernier dans son déploiement. Mais, le Mrc prendra part à toutes les élections notamment législatives et municipales de 2027. Ce sera une autre occasion de démontrer sa force à travers les performances à l’issue des scrutins. Ainsi, à l’opposé, si le Rdpc se croit populaire et fort, que le régime relève un seul défi, celui de cesser d’interdire les réunions du Mrc. ‘’Qu’ils nous affrontent à la régulière, sans tricherie, sas fraudes et sans béquilles administratives et policières’’, lance-t-il.



