Le conseil de l’Ordre national des avocats du Cameroun saisit le Conseil national de la communication. Il dénonce un traitement médiatique récent de la télévision du Groupe l’Anecdote susceptible de porter atteinte à la dignité, à l’honneur, à la considération de l’avocate.
Une séquence audiovisuelle extraite d’un journal télévisé de la chaine Vision 4 largement relayée sur les réseaux sociaux les 2 et 3 juin 2026 et ciblant Me Félicité Esther Zeifman heurte les sensibilités au sein du corps des avocats. Le Barreau du Cameroun sort de son silence et interpelle l’organe de régulation des médias.
Le Conseil de l’Ordre des avocats du Cameroun relève que ce reportage est d’une ‘’rare agressivité verbale et psychologique’’. Il comporte des propos ‘’graves’’ à l’endroit de l’avocate, des images et commentaires susceptibles de discréditer celle-ci. Le Barreau souligne dans le reportage des expressions tendant à chosifier la femme de droit et à porter atteinte à sa dignité. ‘’C’est ici dans le prétoire du tribunal militaire de Yaoundé que nous l’avons trouvée : la veuve noire, phénomène physique vivant naturel’’ ; spécimen référentiel des musées de laideur’’.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
L’instance extrait aussi des passages diffamatoires. Celui qui affirme que Me Félicité Zeifman a été suspendue du Barreau de paris ‘’pour des faits se rapportant aux questions d’éthique et de déontologie professionnelle’’. Et celui qui déclare qu’elle a été l’objet d’une ‘’radiation à vie’’ du Barreau du Cameroun.
Le conseil de l’Ordre national des avocats trouve que les dérives constatées dans ce reportage appellent à une réaction conséquente du Conseil national de la communication. Il demande au CNC d’enregistrer sa dénonciation et de mener des investigations dans le but d’établir les circonstances de la diffusion de tels propos ; d’apprécier si les faits établis sont compatibles avec les exigences légales, déontologiques et éthiques lies aux opérateurs et professionnels du secteur de la communication audiovisuelle ; en cas de manquements, d’engager toute procédure et prendre des sanctions.
La dénonciation du Barreau vise sans doute à secouer le régulateur. Lui qui n’a pas encore réagi publiquement sur ce reportage. Soit pour rassurer l’opinion soit pour dénoncer… En attendant les commentaires et parfois l’expression de l’indignation se font entendre. C’est chacun qui se fait encore sa propre idée du reportage audiovisuel en question produit en marge d’une audience portant sur l’affaire de l’assassinat de l’animateur radio Martinez Zogo.



