Le message est du ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, à l’occasion de la célébration de la 33è édition de la journée mondiale de la liberté de la presse le 03 mai 2026.
Le gouvernement camerounais à travers le ministre de la Communication met les médias et les journalistes face à leur responsabilité dans l’exercice de leur liberté d’informer sans contrainte extérieures. A l’occasion de la célébration de la 33è édition de la journée mondiale de la liberté de la presse, René Emmanuel Sadi a fait une déclaration dans laquelle il précise le sens de la liberté de la presse autant pour les médias que pour les journalistes travaillant à leur propre compte.
D’après le membre du gouvernement, la liberté de la presse ‘’inclut des responsabilités sociales, un engagement citoyen au service des valeurs structurantes telles que la paix et le vivre ensemble’’. Dans ce sens, les médias et les journalistes ont le devoir de participer de manière significative à l’édification de sociétés apaisées et pacifiques. Cette mission peut bien porter plus de fruits au Cameroun où le ministre note l’évolution en qualité et en quantité des médias classiques ainsi que de la presse en ligne et des réseaux sociaux. Cependant, de nombreuses dérives des médias et réseaux sociaux menacent la paix, la cohésion nationale ainsi que les valeurs de la République.
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René Emmanuel Sadi regrette la persistance de nombreuses dérives qui font obstacles à la paix. Ce sont entre autres la propagation des discours de haine, une certaine tendance à la publication des contenus séditieux, le recours assez récurrent à des propos irrédentistes, les appels au repli identitaire, à l’insurrection populaire, ou à des actes d’hostilité contre la patrie. A cela il ajoute la désinformation, la mésinformation, l’usage malveillant des apports de l’intelligence artificielle, le recours délibéré aux pratiques dites fake news, ou alors une tendance à la transformation de la presse en une presse à gage par son instrumentalisation.
Pour le ministre, il est nécessaire et urgent d’extirper de tels comportements de l’exercice du métier de journalistes et des pratiques médiatiques. Car, il n’y a pas de liberté de la presse sans responsabilité. Pour ce faire, le membre du gouvernement encourage l’autorégulation par les médias eux-mêmes et assure de l’accompagnement gouvernemental à cet effet. La même exigence de responsabilité concerne aussi les réseaux sociaux où des contenus continuent de porter atteinte à la véracité, à la décence, à la moralité ou encore à la vie privée.
La prise en compte de l’aspect responsabilité dans l’exercice de la liberté de la presse participera ainsi à ‘’façonner un avenir de paix’’ comme l’indique le thème de la célébration de 33è édition de la journée mondiale de la liberté de la presse arrête par l’Organisation des nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).



