-24,6% : c’est le recul attendu de l’activité pétrolière et gazière camerounaise en 2027. Cause principale : la baisse de la production de gaz. Le choc est immédiat car après 8 ans d’exploitation, le Hilli Episeyo a quitté Kribi. L’unité flottante a produit 1,2 million de tonnes de GNL par an avec un taux de disponibilité de 100%.
Après huit années de service au large de Kribi, l’unité flottante de liquéfaction Hilli Episeyo, opérée par Golar LNG, a quitté les eaux camerounaises. Avec elle s’en va la seule infrastructure de liquéfaction de gaz naturel du pays.
Durant toute la durée de son contrat, le Hilli Episeyo a affiché une disponibilité de 100%. Un record de fiabilité. L’unité produisait en moyenne 1,2 million de tonnes de GNL par an. Ce gaz était destiné à l’exportation et contribuait directement aux recettes de l’État et à la valorisation du gaz associé camerounais.
Son départ marque donc la fin d’un cycle pour le Cameroun, seul pays d’Afrique subsaharienne à avoir expérimenté la liquéfaction flottante à grande échelle.
Cette sortie intervient au plus mauvais moment. Selon les projections, l’activité pétrolière et gazière camerounaise devrait reculer de 24,6% en 2027. Le principal facteur : la baisse de la production gazière nationale.
Sans unité de liquéfaction sur place, le Cameroun perd un débouché clé pour monétiser son gaz. Or la demande mondiale en GNL reste forte et les prix sont rémunérateurs. Le pays devra donc soit renégocier un nouvel accord avec un opérateur flottant, soit accélérer sur des projets terrestres à plus long terme.
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Le gouvernement n’a pas encore communiqué sur la stratégie de remplacement. Les enjeux sont doubles : sécuriser les revenus de l’État et éviter le torchage du gaz produit par les champs pétroliers.
Pour les experts, le départ du Hilli Episeyo pose la question de la souveraineté énergétique. Le Cameroun dispose de réserves gazières importantes, mais manque d’infrastructures pour les transformer et les exporter de façon continue.
En attendant, le vide laissé par le Hilli Episeyo pèse déjà sur les prévisions 2027. Et rappelle l’urgence d’investir pour ne pas voir le potentiel gazier du pays rester sous-exploité.




