En marge des réunions du CMFI, Louis Paul Motaze engage une concertation stratégique avec la représentation diplomatique pour mieux structurer et valoriser les actifs publics camerounais à l’étranger.
À Washington D.C., où se tient la 53ᵉ réunion du Comité monétaire et financier international, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a inscrit un volet complémentaire à son agenda multilatéral : la réforme de la comptabilité patrimoniale de l’État.
Lors d’un échange avec les responsables de l’ambassade du Cameroun, les discussions ont porté sur la nécessité de moderniser la gestion des biens publics détenus à l’étranger. L’objectif est clair : disposer d’un inventaire fiable, régulièrement actualisé, et d’un système capable d’assurer la traçabilité des actifs immobiliers et mobiliers de l’État.
Pour le ministre, cette démarche dépasse la simple opération technique. Elle constitue un levier de gouvernance, appelé à renforcer la crédibilité financière du pays, améliorer l’efficacité de la dépense publique et consolider la transparence dans la gestion des ressources nationales.
Les représentants diplomatiques ont, de leur côté, souligné les contraintes opérationnelles auxquelles ils font face : difficulté d’évaluation de certains biens, exigences d’entretien, et adaptation aux cadres réglementaires locaux. Ils ont toutefois réaffirmé leur disponibilité à accompagner les réformes engagées.
Cette concertation s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des finances publiques, portée par les autorités camerounaises. Elle vise à rapprocher les pratiques nationales des standards internationaux, dans un contexte où la qualité de l’information patrimoniale devient un indicateur central de bonne gouvernance et de crédibilité économique sur la scène internationale.
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