Selon une note de l’Institut National de la Statistique (INS) sur les comptes trimestriels de 2025, le secteur tertiaire enregistre un léger recul de 0,4% au cours du trimestre.
Cette évolution, essentiellement conjoncturelle, contraste avec une performance annuelle toujours robuste, portée par plusieurs branches clés des services.
Dans sa publication, l’Institut National de la Statistique indique que « le secteur tertiaire enregistre une baisse d’activités de 0,4% par rapport au trimestre précédent ». Cette évolution s’explique principalement par la contraction des services non marchands des administrations publiques (-5%) et, dans une moindre mesure, par le recul de l’hébergement et de la restauration (-0,1%). Ces deux composantes ont pesé sur la performance globale du trimestre.
En revanche, plusieurs segments ont maintenu une trajectoire positive. Le commerce et la réparation progressent de 1,7%, les transports de 1,1% et les services financiers affichent une hausse de 2,6%. Les services d’information et de communication poursuivent également leur expansion avec une croissance de 1,8%. Cette hétérogénéité des performances confirme la résilience structurelle du secteur, malgré quelques ajustements ponctuels.
Sur un an, le tableau apparaît nettement plus favorable. Toujours selon l’INS, le secteur tertiaire affiche une croissance de 4,5% par rapport à la même période de 2024, soutenue par l’ensemble de ses composantes. Les services financiers se distinguent avec une progression de 10,4%, suivis des services d’information et de télécommunication (+7,6%) et des transports (+5,1%). Le commerce et la réparation (+3,6%) ainsi que les services non marchands (+3,3%) contribuent également à cette dynamique.
En termes de contribution à la croissance économique globale, le tertiaire demeure un pilier central avec 2,2 points sur le trimestre. Les transports apportent 0,6 point, le commerce et la réparation 0,4 point, tandis que les services non marchands des administrations publiques contribuent pour 0,3 point. Enfin, le déflateur du secteur s’établit à 2,3%, traduisant une évolution globalement maîtrisée des prix dans les services au cours de la période 2025.
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