En 2024, l’usage des effets de commerce recule de 1,62 % en nombre et de 7,33 % en valeur, tandis que les comptes chèques progressent de 6,56 %, atteignant 5 201 816 unités (contre 4 881 394 en 2023), selon la Banque des États de l’Afrique Centrale.
Instrument clé du financement à court terme, les effets de commerce continuent de jouer un rôle structurant pour les entreprises de la CEMAC, notamment dans les opérations de crédit-bail. En sécurisant les engagements commerciaux, ils facilitent la mobilisation de liquidités et soutiennent l’activité. Pourtant, en 2024, leur dynamique s’essouffle.
« L’usage des effets de commerce a diminué », souligne la BEAC, avec un recul de 1,62 % en volume et de 7,33 % en valeur par rapport à 2023. Cette contraction s’accompagne d’une forte concentration géographique : le Cameroun et le Gabon captent l’essentiel des opérations, confirmant leur poids dans les circuits financiers régionaux.
À rebours de cette tendance, le chèque retrouve des couleurs. Le nombre de comptes chèques déclarés s’établit à 5 201 816, en hausse de 6,56 % sur un an. Une progression qui traduit l’élargissement de l’accès aux services bancaires et une préférence persistante pour des instruments de paiement traditionnels.
Ce double mouvement illustre les mutations à l’œuvre dans les pratiques financières en Afrique centrale, entre repli des outils de financement interentreprises et montée en puissance des usages bancaires classiques.
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