Après la fermeture de près de 200 entreprises minières la semaine dernière, le gouvernement camerounais intensifie son offensive contre l’exploitation illégale. Entre sanctions, exigences environnementales et nouvelles obligations fiscales, les autorités entendent reprendre le contrôle d’un secteur longtemps marqué par l’anarchie et les dérives.
Le Cameroun accélère le nettoyage de son secteur minier. Quelques jours après la fermeture de près de 200 entreprises d’exploitation minière artisanale semi-mécanisée par le ministère en charge des Mines, le gouvernement a dévoilé une nouvelle série de mesures destinées à encadrer strictement les activités du secteur.
Dans le viseur des autorités : les sites illégaux, les exploitations non conformes et les opérateurs ne respectant ni les normes environnementales ni les obligations fiscales. Les contrôles ont été renforcés sur plusieurs bassins miniers et les activités irrégulières immédiatement suspendues.
Pour espérer reprendre leurs opérations, les sociétés concernées devront désormais satisfaire à des conditions jugées non négociables. Parmi elles, le paiement d’une caution environnementale de 63 millions de FCFA, le respect des profondeurs maximales autorisées de 10 mètres pour l’exploitation artisanale classique et 30 mètres pour la semi-mécanisée ainsi que le règlement des taxes minières et parafiscales exigées par l’État.
Le gouvernement impose également une production minimale de cinq kilogrammes d’or par mois et exige, dans un délai de six mois, la migration vers des systèmes modernes de traitement du minerai en vase clos afin de limiter les dégâts environnementaux.
Selon les autorités, plus d’une vingtaine de sociétés ont déjà engagé leur processus de régularisation. À travers cette réforme, Yaoundé veut assainir durablement le secteur, renforcer les recettes publiques et imposer une exploitation minière plus responsable.
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