Le membre du gouvernement annonce de multiples sanctions à l’encontre des acteurs du système de passation des marchés publics qui seront rendus coupables de divulgations de documents confidentiels. Des actions vont jusqu’à l’exclusion définitive du système.
Des acteurs intervenant dans le système de passation des marchés publics sont prévenus sur des sanctions qu’ils peuvent encourir en cas de divulgation d’informations, données ou documents confidentiels. Une pratique qui traduit des dysfonctionnements dans le système de passation, entrainant parfois l’annulation des procédures. Et qui prend de l’ampleur dans ledit système, où des documents, données et informations confidentiels se retrouvent entre les mains de certains acteurs qui ne devraient pas les avoir avant qu’ils soient rendus publics.
Mis au courant de la situation par voie de presse ou par voie de requête, le ministre délégué à la présidence chargé des Marchés publics, Ibrahim Talba Malla, renforce les mesures de confidentialité. Le ministre rappelle à tous les acteurs impliqués dans le processus de passation des marchés publics et de gestion de la documentation et des données y relatives qu’ils ont l’obligation de secret professionnel de confidentialité. Ils doivent par conséquent s’abstenir de tout action tendant à divulguer les informations, dossiers et documents confidentiels qu’ils conduisent. Sous peine d’exclusion du système des marchés publics.
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De même, tout soumissionnaire qui produit un document, une information qu’il ne devrait pas avoir en sa possession et qu’il aurait obtenu par fraude par la corruption sera écarté du processus concerné. Il sera aussi interdit de soumissionner aux marchés publics pour une période maximale de deux ans. La suspension immédiate pèse sur un soumissionnaire en cas d’introduction d’une requête auprès d’une entité quelconque pour contester des propositions d’attribution des marchés ou d’évaluation avant la publication des résultats. Ladite requête constitue selon le ministre, un indice de détention frauduleuse d’information, de documents ou données pour celui qui les révèle.
Par ailleurs, certains intervenants indélicats s’exposent à une interdiction de toute participation dans les activités de passation des marchés publics pendant une période allant jusqu’à deux ans, ou à une interdiction définitive. Il s’agit des intervenants dans les procédures qui se rendent coupables de communication d’une information confidentielle sur des offres en examen ou sur des propositions d’attribution.
Le gouvernement en renforçant ces mesures veut sauvegarder l’objectivité dans le processus de passation des marchés publics au Cameroun. Et préserver la crédibilité du système de passation des marchés publics souvent taxé de corrompu. Mais, ces mesures, suivies d’un système de veille et de contrôle efficace, peuvent produire des résultats positifs. A défaut, les mêmes acteurs peuvent trouver de nouveaux canaux pour continuer à divulguer des données confidentielles. Tout compte fait, désormais, chaque acteur n’a qu’à bien tenir les données, informations et dossiers confidentiels du système.



