Le jeune Stève Achille Diffo, accusé de vol de tôles, a été violemment tué sans être jugé après bastonnade à la chefferie de 2è degré de Baloum, dans la région de l’Ouest. Des plaintes auraient été déposées contre le chef supérieur Baloum.
Tué, le cadavre brûlé ! Un évènement d’une extrême violence vient de se dérouler à Baloum, arrondissement de Penka Michel, région de l’Ouest. Un jeune homme âgé d’environ 20 ans vient d’y être exécuté. Son crime, une accusation injustifiée et sans preuve. Stève Achille Diffo a été accusé d’avoir volé des tôles. Dans une plainte de sa famille adressée au procureur de la République près les tribunaux de Dschang et de la Menoua, une brève description des faits apparait.
Le jeune homme a été invité à Baloum par son ami le vendredi 05 juin dernier. Une fois à Baloum, il a été interpellé par un groupe de de jeunes de la localité qui l’ont accusé de vol ‘’sans mandat, ni preuve, ni autorité judiciaire’’. Par la suite, il a été ligoté. Mains et poings liés, il a subi traitements inhumains en présence du chef supérieur Baloum, Charly Constant Noussi avant d’être trainé sur la voie publique où son crane a été fracassé à l’aide d’une pierre. Les images amateurs montrent par la suite un corps humain calciné. La plainte explique que ses bourreaux, après avoir fracassé son crâne, l’ont brulé vif à l’aide de pneus asperges d’essence. Pourtant, le jeune homme n’a cessé de clamer son innocence, son ami aussi. Mais ils n’ont pas été écoutés. Peu avant, le jeune homme a été accusé d’être trouvé en train de démonter des tôles sur la toiture d’une école primaire privée de la place. Des témoignages décrient la victime comme un technicien spécialisée dans la soudure métallurgique.
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Ces faits suscitent l’indignation générale dans l’opinion. Dans une localité où le chef traditionnel reste influent, la crainte est que cette affaire soit étouffée. Néanmoins, sur la toile en particulier, des voies s’élèvent pour demander comment un chef supérieur peut laisser tuer un jeune à la suite d’une accusation de vol sans avoir recours à des juridictions. D’autres demandent que les autorités administratives et judiciaires poursuivent et condamnent ce chef ainsi que tous ceux qui ont participé à cette opération ayant conduit à la mort de ce jeune pour que des sanctions servent de leçons à ceux qui auraient le courage de commettre de tels actes de cruauté.
Les familles de la victime ont déposé des plaintes contre le chef supérieur et autres personnes ayant participé à commettre les faits. Ils sont accusés ‘’d’assassinat, de complicité d’assassinat, de séquestration, de torture, de non-assistance à personne en danger, destruction de preuves outrage à cadavre, association de malfaiteurs’’.



