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Cameroun-Crise des déchets : le journalisme de solutions comme réponse

Face à la montée de la crise des déchets au Cameroun, IHS Cameroon et BIOCAMER ont formé des professionnels des…

Face à la montée de la crise des déchets au Cameroun, IHS Cameroon et BIOCAMER ont formé des professionnels des médias au journalisme de solutions pour promouvoir une information porteuse de changement.

 

Organisée à Yaoundé le jeudi 25 juin 2026, en marge de la Journée mondiale de l’environnement, le séminaire de formation était placé sous le thème : « Les professionnels des médias face à la crise des déchets ménagers : sensibiliser et éduquer afin d’améliorer le visage de nos villes ».

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Au cœur des échanges, le journalisme de solutions, présenté comme une réponse éditoriale face à l’accroissement de la crise des déchets au Cameroun. L’approche consiste non seulement à dénoncer les problèmes environnementaux, mais aussi à identifier, documenter et valoriser les initiatives qui fonctionnent afin d’encourager leur reproduction.

Selon les organisateurs, les journalistes disposent d’un pouvoir d’influence capable de faire évoluer les comportements individuels et collectifs. À travers leurs productions, ils peuvent mettre en avant des pratiques locales efficaces, encourager l’engagement citoyen et interpeller les décideurs publics sur les réponses à apporter.

Le séminaire s’est articulé autour de trois modules complémentaires. Le premier a permis de comprendre l’ampleur de la crise des déchets au Cameroun, ses acteurs, ses impacts sanitaires, environnementaux et économiques ainsi que le cadre juridique qui encadre le secteur.

Le deuxième module quant à lui a porté sur l’éducation à la gestion des déchets et sur les comportements individuels à adopter au quotidien. Le troisième module, consacré au journalisme de solutions, a constitué le point central de la formation. Les participants ont été invités à dépasser le simple récit des difficultés pour construire des contenus capables d’inspirer l’action.

Pour Mathias Mouendé Ngamo de BIOCAMER, cette démarche représente aujourd’hui une nécessité.

« Cette crise des déchets est devenue visible dans plusieurs villes du Cameroun. Mais raconter uniquement l’ampleur du problème ne suffit plus. À travers le journalisme de solutions, nous pouvons mettre en avant les pratiques qui marchent, inciter d’autres acteurs à suivre le mouvement et pousser les pouvoirs publics à améliorer leur champ d’action », a-t-il expliqué.

Il résume l’ambition de cette formation autour de trois verbes : comprendre, apprendre et changer.

Pour lui, la gestion des déchets n’est plus uniquement une question environnementale. Santé publique, transport, urbanisation et gouvernance sont également concernés. D’où l’importance d’une mobilisation collective et d’une couverture médiatique orientée vers les réponses concrètes.

« Ce que je retiens surtout de ce séminaire, c’est l’accent mis sur le journalisme de solutions. C’est une autre manière de traiter l’information pour nous, journalistes. Nous sommes souvent habitués à mettre en avant uniquement ce qui ne fonctionne pas. Le journalisme de solutions va plus loin, permet de proposer des pistes, d’inspirer le changement et d’encourager les pouvoirs publics à agir, notamment sur les questions environnementales. Lorsqu’on parle d’assainissement, le journalisme de solutions devient aujourd’hui indispensable », a confié Louisa Kinyuy, journaliste.

IHS Cameroon et BIOCAMER entendent au travers de ce séminaire de formation, faire des journalistes des acteurs de transformation sociale, capables d’utiliser l’information non seulement pour alerter, mais aussi pour ouvrir des perspectives et contribuer à améliorer le visage des villes du Cameroun.

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