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Cameroun : les faux décrets du 08 juin étaient  »vrais » d’après Valère Bessala

Dans une intervention au cours de l’émission Libre Expression sur Info Tv le dimanche 28 juin 2026, le président du…

Dans une intervention au cours de l’émission Libre Expression sur Info Tv le dimanche 28 juin 2026, le président du parti Jouvence a cité des indices du vrai sur les documents déclarés faux et interceptés à la Crtv.

 

Au Cameroun, une affaire de faux décrets attribués au président de la République et interceptés à la Crtv a défrayé la chronique la semaine dernière. Deux décrets, un nommant un vice-président de la République et l’autre nommant des membres du gouvernement font encore parler d’eux. Présentés sous plis fermé à la radio nationale par un jeune, les textes n’ont pas été mis à l’antenne grâce à la vigilance du directeur des rédactions radio et du directeur général de la Crtv, a-t-on appris d’un confrère le 22 juin dernier.

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N’ayant pas atteint son objectif, le jeune a été interpellé puis détenu dans des services de la gendarmerie. Il doit répondre de ses actes. Le sujet quant à lui est sur toutes les lèvres depuis le 23 juin dernier lorsque le public a appris que le pays a ‘’frôlé une catastrophe institutionnelle’’. Au fil des jours, l’un des décrets, celui nommant le vice-président a été partagé sur les réseaux sociaux. Le document déclaré faux, le décret n° 2026/202 du 08 juin 2026, nomme Johann Sitchom, vice-président. Sauf que la personne n’est autre que le jeune qui a introduit le pli fermé à la Crtv. Ce qui ne passe pas dans l’oreille de Valère Bessala, président du parti Jouvence.

D’après lui, le faux document était vrai à la base. Le premier indice d’authenticité est le numéro d’ordre. Décret n° 2026/202. Le dernier document que le président avait signé portait le 201. ‘’Une personne qui est au quartier intègre-t-il que le dernier décret de cette envergure du président de la République avait le numéro 202 pour qu’il mette le n° 203 ?’’, demande-t-il aux autres panélistes sur le plateau.

Ensuite, ‘’lorsque vous regardez le document, vous sentez que le nom du petit a été ajouté. Et quand bien même c’est un flagorneur, vous pensez qu’il peut oublier deux de ses noms sur un document où lui-même se nomme ?’’ questionne-t-il encore. Avant de poursuivre en déclarant que ‘’quand c’est un flagorneur il se met lui-même entièrement pour qu’il n’y ait pas d’équivoque’’.

Cependant, outre le nom du jeune, un autre nom, celui d’une personnalité bien connue s’est trouvé sur le document à la place de celui du jeune. Pour Valère Bessala, Oswald Baboke, le directeur adjoint du Cabinet civil de la présidence a été sacrifié dans cette affaire qui à l’observance, est attisée par des commanditaires. ‘’Pour trouver les commanditaires, il faut chercher là où le jeune a été interpellé et là où il est détenu’’, indique l’homme politique.

Or le lieu de son interpellation est connu. C’est à la Crtv, là où c’est la police qui a la prégnance et non la gendarmerie. Il est détenu où ? À la gendarmerie, sans précision. Et de surcroît sa famille ne s’en plaint pas. Autant d’indices que l’homme politique et ancien administrateur civil mobilise pour démêler le vrai du faux. A se demander si le coup a été simplement monté par certains membres du système pour renverser l’ordre actuel dans le cadre d’un coup d’État institutionnel.

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